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Art-thérapie • Atelier • Livres jeunesse

Mon travail d'art-thérapeute est de libérer les émotions par l'art, spécialisée entre autre sur l'hypersensibilité, les haut potentiel, les atypiques mais aussi les émotions souvent sources de blocages et de mal être. J'accompagne les enfants, adolescents mais pas seulement. Mes autres axes : le deuil, séparation, relations, harcèlement scolaire, etc.

Je crée, j'imagine pour vous de nombreux ateliers avec mes nombreux outils d'art-thérapie
(peinture, dessin, collage, terre, contes, marionnettes et écriture).

J'interviens en structure (établissements scolaires, médiathèques, EHPAD, Centres de loisirs Associations, Comités d'entreprise), en ligne où à votre domicile. Je propose également des séances individuelles deux jours par semaine : le mercredi sur Vannes et le jeudi sur Plescop. Je me déplace dans tout le Morbihan et sur demande hors Morbihan.

Auteure, illustratrice de livres jeunesse et artiste peintre, je prolonge mon activité d'art-thérapie à travers mes livres en parlant d'émotions, en partageant avec les enfants des histoires simples pour les aider à avancer.

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Se sentir différent depuis toujours : comprendre ce sentiment de décalage

se sentir différent

Se sentir différent depuis toujours : comprendre ce sentiment de décalage

« Je me suis toujours senti différent. » Ce sentiment de décalage peut influencer profondément l’estime de soi et les relations.

Comment apprendre à trouver sa place sans renoncer à soi-même ?

Certaines personnes ne savent pas exactement quand ce sentiment a commencé.

Elles savent simplement qu’il est ancien.

À l’école, elles ne comprenaient pas toujours les autres enfants.

À l’adolescence, elles avaient parfois l’impression d’observer le groupe plutôt que d’en faire réellement partie.

À l’âge adulte, le même sentiment peut persister.

« J’ai toujours l’impression d’être à côté. »

La différence devient parfois un jugement sur soi

Se sentir différent n’est pas nécessairement douloureux.

Ce qui fait souffrir, c’est souvent la conclusion que l’on finit par en tirer :

« Si je ne fonctionne pas comme les autres, quelque chose ne va pas chez moi. »

L’enfant puis l’adulte peuvent alors apprendre à cacher certaines parties d’eux-mêmes.

La suradaptation

Pour appartenir au groupe, certaines personnes deviennent particulièrement attentives aux attentes des autres.

Elles observent.

Elles anticipent.

Elles ajustent leur comportement.

Elles disent oui alors qu’elles pensent non.

Progressivement, une question apparaît :

« Mais moi, qu’est-ce que je veux vraiment ? »

La capacité d’adaptation, initialement utile, devient problématique lorsqu’elle entraîne un effacement permanent de soi.

Retrouver son identité

Un travail thérapeutique peut permettre de revisiter plusieurs questions :

Qu’est-ce qui est réellement important pour moi ?

Quelles sont mes valeurs ?

Dans quelles relations puis-je être moi-même ?

Qu’est-ce que je fais uniquement pour être accepté ?

Quelles parties de moi ai-je appris à cacher ?

Une proposition créative

En art-thérapie, on peut imaginer deux représentations :

« Moi lorsque je m’adapte aux autres »

et

« Moi lorsque je me sens libre d’être moi-même ».

Les différences entre les deux productions deviennent un support de réflexion.

Couleurs, taille, espace occupé, mots choisis : ce n’est pas l’art-thérapeute qui leur attribue un sens. La personne observe ce qui lui parle.

Trouver sa place sans devenir quelqu’un d’autre

Le but n’est pas de supprimer toute adaptation.

Nous nous adaptons tous aux contextes sociaux.

L’enjeu est de ne plus avoir besoin de s’abandonner soi-même pour appartenir au groupe.

Trouver sa place peut alors signifier quelque chose de différent :

ne plus chercher à être semblable à tout prix, mais construire des relations dans lesquelles notre singularité possède elle aussi une place.

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Art-thérapie et hypersensibilité : pourquoi créer peut aider à exprimer ce qui ne se dit pas

Art-thérapie et hypersensibilité : pourquoi créer peut aider à exprimer ce qui ne se dit pas

« Je ne sais pas comment l’expliquer. »

Nous pouvons parfaitement savoir que quelque chose nous bouleverse tout en étant incapables de mettre des mots dessus.

C’est précisément l’un des intérêts de la médiation artistique.

Il n’est pas nécessaire de savoir dessiner

L’une des premières craintes est souvent :

« Mais je ne sais pas dessiner ! »

Ce n’est pas un problème.

L’art-thérapie ne cherche pas la performance artistique.

Un trait, une couleur, une forme découpée dans un magazine ou quelques mots peuvent suffire.

Le support créatif devient un intermédiaire entre le vécu intérieur et la parole.

Donner une forme à l’invisible

Comment représenter l’angoisse ?

La solitude ?

Le sentiment d’être envahi ?

Il n’existe pas de réponse correcte.

C’est précisément ce qui rend la création intéressante.

Une personne peut représenter son angoisse comme un immense nuage. Une autre comme une petite forme enfermée. Une troisième ne dessine rien et déchire son papier.

Chaque création appartient à celui ou celle qui l’a produite.

Regarder ce que l’on ressent

Lorsqu’une expérience intérieure apparaît sur la feuille, un changement devient possible.

La personne peut la regarder.

Elle peut ajouter quelque chose.

Déplacer une forme.

Découper.

Recouvrir.

Transformer.

Cette possibilité de transformation symbolique peut ouvrir de nouvelles associations et de nouvelles paroles.

La création n’est pas interprétée de l’extérieur

Un point me semble essentiel : l’art-thérapeute n’est pas là pour annoncer :

« Vous avez dessiné cela, donc cela signifie ceci. »

Une telle lecture risquerait de projeter sur la personne une signification qui ne lui appartient pas.

Je préfère questionner :

« Qu’est-ce que cette forme représente pour vous ? »

« Qu’est-ce que vous ressentez en regardant cette partie ? »

« Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez modifier ? »

La personne reste ainsi au centre de son propre processus.

Un espace particulièrement adapté à certaines sensibilités

Les personnes qui réfléchissent beaucoup peuvent parfois chercher immédiatement à expliquer ou rationaliser leur expérience.

La création introduit une autre voie.

Le geste, la matière, l’image et le symbole peuvent faire émerger quelque chose avant même que les mots soient disponibles.

La parole peut venir ensuite.

L’art-thérapie offre alors un espace où l’on n’a pas besoin de tout comprendre immédiatement pour commencer à travailler sur soi.

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Hypersensibilité : quand les émotions prennent beaucoup de place

Hypersensibilité : quand les émotions prennent beaucoup de place

Que signifie être hypersensible ? Émotions intenses, fatigue, besoin de retrait, empathie… Comprendre sa sensibilité permet d’apprendre à mieux vivre avec elle sans chercher à la supprimer.

Il suffit parfois de peu de choses.

Une remarque prononcée un peu sèchement. Un changement d’attitude chez une personne proche. Une injustice observée au travail. Une mauvaise nouvelle entendue le matin. Une tension lors d’un repas familial.

Pour certains, l’événement passe rapidement.

Pour d’autres, il continue à résonner plusieurs heures après.

La conversation est rejouée mentalement. Les mots sont analysés. Une émotion en entraîne une autre. La personne se demande ce qu’elle aurait dû répondre, ce que l’autre a réellement voulu dire ou si elle n’a pas elle-même provoqué la situation.

Lorsque les émotions prennent beaucoup de place, on entend parfois :

« Tu prends tout trop à cœur. »
« Tu réfléchis trop. »
« Il faut passer à autre chose. »

Mais peut-on réellement décider de moins ressentir ?

Être sensible n’est pas être fragile

La sensibilité fait partie du fonctionnement humain.

Nous ne réagissons cependant pas tous avec la même intensité aux événements, aux relations et à notre environnement.

Certaines personnes sont particulièrement réceptives aux ambiances, aux expressions du visage, aux changements de ton ou aux émotions d’autrui.

Cette finesse de perception peut être une ressource.

Elle peut favoriser l’empathie, la créativité, l’intuition relationnelle, l’attention portée aux autres ou la capacité à percevoir des nuances.

Mais lorsque trop d’informations arrivent simultanément, cette sensibilité peut devenir épuisante.

La difficulté n’est donc pas nécessairement l’émotion elle-même.

Elle peut venir de son intensité, de son accumulation ou de la difficulté à retrouver ensuite un état d’apaisement.

Quand une émotion en cache plusieurs autres

Imaginons une situation simple.

Une personne importante ne répond pas à un message.

Une première émotion apparaît : l’inquiétude.

Puis une pensée :

« J’ai peut-être dit quelque chose qu’il ne fallait pas. »

L’inquiétude devient peur.

Puis :

« De toute façon, les gens finissent toujours par s’éloigner. »

La tristesse apparaît.

Enfin :

« Pourquoi est-ce toujours moi qui fais des efforts ? »

Et la colère arrive.

En quelques minutes, une situation relativement banale peut ainsi réveiller plusieurs émotions et parfois des expériences beaucoup plus anciennes.

C’est pourquoi il est intéressant, en accompagnement thérapeutique, de ne pas seulement demander :

« Qu’est-ce que vous ressentez ? »

mais également :

« Qu’est-ce que cette situation vient toucher chez vous ? »

L’émotion n’est pas l’ennemie

Nous cherchons souvent à faire disparaître rapidement une émotion inconfortable.

Pourtant, une émotion peut apporter une information.

La peur peut signaler une menace réelle ou anticipée.

La colère peut apparaître lorsqu’une limite ou une valeur importante semble avoir été transgressée.

La tristesse accompagne notamment les pertes, les séparations ou certaines déceptions.

L’émotion devient plus difficile lorsque nous ne savons pas ce qui se passe en nous ou lorsque nous avons appris à la réprimer.

Certaines personnes ont grandi avec des phrases comme :

« Arrête de pleurer. »

« Ce n’est rien. »

« Tu n’as aucune raison d’être en colère. »

Elles ont alors parfois appris à se méfier de leurs propres ressentis.

Le corps parle également

Une émotion n’est pas uniquement une pensée.

Elle possède une dimension corporelle.

La colère peut se manifester par une tension musculaire, la peur par une accélération du rythme cardiaque, l’angoisse par une sensation d’oppression ou un nœud dans le ventre.

Apprendre à repérer ces premiers signaux peut permettre d’intervenir avant le débordement.

Cela peut être simplement :

« Mes épaules sont en train de se contracter. »

« Je commence à parler plus vite. »

« Je sens que j’ai besoin de sortir quelques minutes. »

Cette observation constitue déjà une forme de régulation.

Ce que permet l’art-thérapie

En art-thérapie, l’émotion peut être représentée plutôt que seulement racontée.

Je peux par exemple proposer :

« Si cette émotion avait une couleur, une forme et une place sur la feuille, à quoi ressemblerait-elle ? »

La personne peut alors créer sans chercher à faire quelque chose de beau.

Une colère peut devenir une masse rouge, une succession de traits, une forme noire ou tout autre chose.

Il n’existe pas de code universel.

Je ne vais pas décider que « le rouge signifie ceci » ou que « cette forme signifie cela ».

C’est la personne qui donne du sens à sa création.

Elle peut ensuite regarder son émotion depuis une certaine distance.

Elle n’est plus seulement dans l’émotion.

Elle peut aussi commencer à l’observer.

Apprendre à créer son propre mode d’emploi

Une personne sensible n’a pas nécessairement besoin de devenir moins sensible.

Elle peut en revanche apprendre à mieux connaître ses limites.

Qu’est-ce qui me surcharge ?

De combien de temps ai-je besoin pour récupérer ?

Quelles relations m’apaisent ?

Quelles situations me mettent systématiquement en tension ?

Quels signes corporels annoncent que j’arrive à saturation ?

Ai-je besoin de silence ? De mouvement ? De création ? De solitude ? De parler ?

Ces questions permettent progressivement de construire son propre mode d’emploi.

Sensibilité et estime de soi

L’une des difficultés apparaît lorsque la personne ne souffre plus seulement de ses émotions, mais commence à avoir honte de son fonctionnement.

« Pourquoi suis-je incapable de faire comme les autres ? »

« Je suis trop compliquée. »

« Je devrais être plus forte. »

Le travail thérapeutique peut alors consister à séparer deux réalités :

avoir une réaction émotionnelle intense et porter un jugement négatif sur soi parce que cette réaction existe.

Ce deuxième niveau de souffrance peut parfois être particulièrement important.

Comprendre son fonctionnement permet progressivement de remplacer :

« Je suis trop sensible »

par :

« Je suis sensible. Comment puis-je prendre soin de cette sensibilité ? »

Ce changement paraît subtil.

Il modifie pourtant profondément le regard porté sur soi.

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