
La colère : que cherche-t-elle à nous dire ?
Souvent mal perçue, la colère n’est pas nécessairement un problème. Elle peut signaler une limite franchie, une frustration ou une injustice. Apprendre à l’écouter permet de mieux la réguler.
« Je ne veux plus être en colère. »
Je comprends cette demande.
La colère peut faire peur, surtout lorsqu’elle provoque des paroles ou des comportements que l’on regrette ensuite.
Pourtant, supprimer toute colère n’est probablement pas l’objectif.
La colère peut avoir une fonction
Elle peut apparaître lorsqu’une limite est franchie.
Lorsque nous nous sentons attaqués.
Lorsque quelque chose nous semble profondément injuste.
Lorsqu’un besoin important n’est pas respecté.
Elle mobilise de l’énergie.
La question devient donc :
« Qu’est-ce que ma colère essaie de protéger ? »
Colère et agressivité ne sont pas synonymes
Ressentir de la colère est une expérience émotionnelle.
Insulter, frapper ou détruire est un comportement.
Cette distinction est essentielle.
Nous pouvons apprendre à accueillir l’émotion tout en travaillant sur la manière de l’exprimer.
Les colères longtemps retenues
Certaines personnes ne s’autorisent jamais à être en colère.
Elles encaissent.
Elles évitent les conflits.
Elles acceptent.
Puis, un jour, la colère sort avec une intensité considérable.
Le travail consiste alors parfois à apprendre à poser une limite bien avant d’arriver à saturation.
Représenter la colère
Je peux proposer de créer librement :
« Donnez une forme à votre colère. »
Puis :
« Si elle pouvait parler, que dirait-elle ? »
Les réponses peuvent être très révélatrices :
« Arrête. »
« Écoute-moi. »
« Respecte-moi. »
« Je n’en peux plus. »
Nous découvrons alors parfois derrière la colère un besoin de reconnaissance, de protection, de repos ou de respect.
Transformer plutôt que supprimer
Le but n’est donc pas nécessairement d’éteindre la colère.
Il s’agit de pouvoir l’entendre suffisamment tôt pour qu’elle n’ait plus besoin de hurler.
« Illustration personnelle extraite d’une histoire que j’ai écrite et dessinée dans le livre « La magie de l’Art ». À travers le récit et la création artistique, il devient possible d’explorer la colère, les conflits et les émotions qui les accompagnent. »









