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Art-thérapie • Atelier • Livres jeunesse

Mon travail d'art-thérapeute est de libérer les émotions par l'art, spécialisée entre autre sur l'hypersensibilité, les haut potentiel, les atypiques mais aussi les émotions souvent sources de blocages et de mal être. J'accompagne les enfants, adolescents mais pas seulement. Mes autres axes : le deuil, séparation, relations, harcèlement scolaire, etc.

Je crée, j'imagine pour vous de nombreux ateliers avec mes nombreux outils d'art-thérapie
(peinture, dessin, collage, terre, contes, marionnettes et écriture).

J'interviens en structure (établissements scolaires, médiathèques, EHPAD, Centres de loisirs Associations, Comités d'entreprise), en ligne où à votre domicile. Je propose également des séances individuelles deux jours par semaine : le mercredi sur Vannes et le jeudi sur Plescop. Je me déplace dans tout le Morbihan et sur demande hors Morbihan.

Auteure, illustratrice de livres jeunesse et artiste peintre, je prolonge mon activité d'art-thérapie à travers mes livres en parlant d'émotions, en partageant avec les enfants des histoires simples pour les aider à avancer.

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Apprendre à reconnaître ses émotions avant qu’elles ne débordent

Apprendre à reconnaître ses émotions avant qu’elles ne débordent

Colère, peur, tristesse ou frustration ne surgissent pas toujours sans prévenir. Apprendre à identifier les premiers signes émotionnels aide à intervenir avant le débordement.

On dit souvent :

« J’ai explosé d’un seul coup. »

Pourtant, lorsque nous reprenons tranquillement le déroulement de la situation, nous découvrons souvent plusieurs signaux antérieurs.

L’émotion possède une progression

Prenons la colère.

Au début, il peut y avoir une petite contrariété.

Puis une tension.

La mâchoire se serre.

La pensée accélère.

Le ton change.

Puis arrive l’explosion.

Apprendre à intervenir lorsque la colère est à 3 sur 10 est généralement plus facile que lorsqu’elle atteint 9 sur 10.

Construire son thermomètre émotionnel

Je trouve intéressant de travailler avec une échelle personnelle.

À 1 : que se passe-t-il ?

À 3 ?

À 5 ?

À 8 ?

À 10 ?

La personne apprend progressivement à identifier ses propres signes.

Le corps comme indicateur

Les émotions sont souvent perceptibles corporellement avant que nous puissions les nommer précisément.

La gorge se serre.

Le ventre se noue.

Les mains deviennent moites.

Le cœur accélère.

Observer ces sensations permet de développer une meilleure conscience de son état intérieur.

Le travail créatif

On peut créer une silhouette et y représenter les endroits où différentes émotions sont ressenties.

Ou fabriquer un thermomètre de colère, de peur ou de surcharge.

Avec les enfants, cette approche est particulièrement concrète.

Ils peuvent ensuite apprendre à dire :

« Je suis à 6. »

Cela donne à l’adulte une information beaucoup plus utile que d’attendre l’explosion.

Prévenir plutôt que réparer

La régulation émotionnelle ne signifie pas ne plus se mettre en colère ou ne plus être triste.

Elle permet de développer davantage de choix.

À partir de quel niveau ai-je besoin d’une pause ?

Quand dois-je sortir quelques minutes ?

Quand ai-je besoin de parler ?

Quand vaut-il mieux attendre avant de répondre ?

Reconnaître l’émotion plus tôt, c’est progressivement retrouver une marge d’action.

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Hypersensibilité sensorielle : quand le bruit, la lumière, les odeurs ou le toucher deviennent envahissants

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Hypersensibilité sensorielle : quand le bruit, la lumière, les odeurs ou le toucher deviennent envahissants

Bruits, lumières, odeurs, vêtements, foule… Certaines stimulations sensorielles peuvent devenir épuisantes. Comment comprendre la surcharge sensorielle et mieux respecter ses limites ?

Un vêtement qui gratte.

Une lumière trop vive.

Plusieurs conversations simultanées.

Une odeur persistante.

Pour certains, ce sont de simples désagréments.

Pour d’autres, leur accumulation peut rendre une situation extrêmement difficile.

Nous ne traitons pas tous les stimulations de la même manière

Notre environnement nous envoie constamment des informations.

Habituellement, une grande partie passe au second plan.

Mais certaines personnes semblent éprouver davantage de difficultés à ignorer certains stimuli.

Le bruit de fond reste présent.

L’étiquette du vêtement continue à être ressentie.

La lumière fatigue.

Dans un centre commercial, un repas de famille ou une salle très animée, plusieurs stimulations peuvent s’additionner.

La surcharge

À un certain moment, la capacité d’adaptation diminue.

Chez l’enfant, cela peut se traduire par de l’agitation, des pleurs, de l’opposition ou une crise.

Chez l’adulte, par de l’irritabilité, une grande fatigue, un besoin urgent de partir ou de s’isoler.

Le comportement visible n’explique donc pas toujours ce qui s’est produit auparavant.

Observer avant de juger

Plutôt que :

« Pourquoi réagit-il comme ça ? »

on peut parfois se demander :

« Qu’est-ce qui s’est accumulé avant cette réaction ? »

Cette question change profondément le regard.

Identifier son seuil

Tenir pendant plusieurs heures puis s’effondrer n’est pas toujours la meilleure stratégie.

Il peut être plus utile d’apprendre à repérer les premiers signes de saturation.

Fatigue ?

Irritabilité ?

Difficulté à suivre une conversation ?

Besoin de silence ?

Tension corporelle ?

Ces indices permettent d’agir plus tôt.

Créer son paysage sensoriel

Une médiation artistique peut consister à représenter deux environnements :

« Un espace qui me surcharge » et « un espace dans lequel je me sens bien ».

Cette création permet ensuite de réfléchir très concrètement aux besoins sensoriels de la personne.

Parfois, respecter sa sensibilité commence simplement par reconnaître que son besoin de calme est réel.

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Se sentir différent depuis toujours : comprendre ce sentiment de décalage

se sentir différent

Se sentir différent depuis toujours : comprendre ce sentiment de décalage

« Je me suis toujours senti différent. » Ce sentiment de décalage peut influencer profondément l’estime de soi et les relations.

Comment apprendre à trouver sa place sans renoncer à soi-même ?

Certaines personnes ne savent pas exactement quand ce sentiment a commencé.

Elles savent simplement qu’il est ancien.

À l’école, elles ne comprenaient pas toujours les autres enfants.

À l’adolescence, elles avaient parfois l’impression d’observer le groupe plutôt que d’en faire réellement partie.

À l’âge adulte, le même sentiment peut persister.

« J’ai toujours l’impression d’être à côté. »

La différence devient parfois un jugement sur soi

Se sentir différent n’est pas nécessairement douloureux.

Ce qui fait souffrir, c’est souvent la conclusion que l’on finit par en tirer :

« Si je ne fonctionne pas comme les autres, quelque chose ne va pas chez moi. »

L’enfant puis l’adulte peuvent alors apprendre à cacher certaines parties d’eux-mêmes.

La suradaptation

Pour appartenir au groupe, certaines personnes deviennent particulièrement attentives aux attentes des autres.

Elles observent.

Elles anticipent.

Elles ajustent leur comportement.

Elles disent oui alors qu’elles pensent non.

Progressivement, une question apparaît :

« Mais moi, qu’est-ce que je veux vraiment ? »

La capacité d’adaptation, initialement utile, devient problématique lorsqu’elle entraîne un effacement permanent de soi.

Retrouver son identité

Un travail thérapeutique peut permettre de revisiter plusieurs questions :

Qu’est-ce qui est réellement important pour moi ?

Quelles sont mes valeurs ?

Dans quelles relations puis-je être moi-même ?

Qu’est-ce que je fais uniquement pour être accepté ?

Quelles parties de moi ai-je appris à cacher ?

Une proposition créative

En art-thérapie, on peut imaginer deux représentations :

« Moi lorsque je m’adapte aux autres »

et

« Moi lorsque je me sens libre d’être moi-même ».

Les différences entre les deux productions deviennent un support de réflexion.

Couleurs, taille, espace occupé, mots choisis : ce n’est pas l’art-thérapeute qui leur attribue un sens. La personne observe ce qui lui parle.

Trouver sa place sans devenir quelqu’un d’autre

Le but n’est pas de supprimer toute adaptation.

Nous nous adaptons tous aux contextes sociaux.

L’enjeu est de ne plus avoir besoin de s’abandonner soi-même pour appartenir au groupe.

Trouver sa place peut alors signifier quelque chose de différent :

ne plus chercher à être semblable à tout prix, mais construire des relations dans lesquelles notre singularité possède elle aussi une place.