
Quand le conte ouvre un autre chemin : créativité, imaginaire et adolescence
À 14 ans, on se trouve dans un entre-deux.
On quitte progressivement le monde de l’enfance sans être encore tout à fait adulte. Le corps change, les relations évoluent, les émotions peuvent être intenses et les questions nombreuses.
Et il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ce que l’on ressent.
C’est aussi pour cela que j’aime utiliser le conte et la créativité dans mon travail.
Cette semaine, je vais avoir la chance d’animer un atelier conte individuel avec une adolescente de 14 ans dans un cadre assez particulier : l’Île-aux-Moines, dans le golfe du Morbihan (près de la plage).
Un environnement naturel qui invite déjà, à lui seul, à ouvrir les portes de l’imaginaire.
Le conte n’est pas réservé aux enfants
Lorsque l’on parle de conte, on pense souvent aux jeunes enfants.
Pourtant, les histoires nous accompagnent tout au long de notre vie.
À l’adolescence, elles peuvent même prendre une autre dimension.
Le personnage qui cherche son chemin, celui qui doit franchir une épreuve, quitter un lieu connu, apprivoiser une peur, trouver des alliés ou découvrir des ressources qu’il ignorait posséder peut entrer en résonance avec ce que vit l’adolescent.
Mais il existe une différence importante : ce n’est pas directement de lui que l’on parle.
On parle d’un personnage.
D’une forêt.
D’une île.
D’un voyage.
D’une rencontre.
Cette distance symbolique peut offrir davantage de liberté.
Créer plutôt que devoir tout expliquer
Dans un atelier créatif, je ne cherche pas nécessairement à obtenir une explication.
Une couleur, un dessin, quelques mots, un personnage inventé ou un élément de la nature peuvent devenir des supports d’expression.
L’adolescent peut créer sans avoir à justifier immédiatement ce qu’il fait.
Il peut transformer l’histoire.
Inventer un autre personnage.
Imaginer une suite.
Dessiner un lieu.
Créer un objet symbolique.
Et parfois, quelque chose apparaît au cours de cette création.
Une émotion.
Une question.
Une ressource.
Une autre manière de regarder une situation.
C’est justement cette liberté que j’aime préserver.
À 14 ans, l’imaginaire est toujours là
Il serait dommage de penser qu’en grandissant nous devons abandonner notre imaginaire.
Les adolescents ont souvent une vie intérieure extrêmement riche.
Leurs univers peuvent simplement avoir changé.
L’imaginaire devient alors un territoire dans lequel il est possible d’explorer l’identité, les relations, les choix, les peurs, les rêves ou encore la place que l’on cherche à trouver parmi les autres.
Le conte peut devenir un point de départ.
La création fait ensuite son chemin.
Quand la nature entre dans l’atelier
Pour cet atelier à l’Île-aux-Moines, un autre élément sera présent : la nature.
La mer, les arbres, les chemins, les sons, les matières, les couleurs…
🌊 Observer.
🌿 Marcher.
👂 Écouter.
🎨 Créer.
📖 Imaginer.
Un atelier réalisé dehors ne se déroule pas exactement comme un atelier entre quatre murs.
L’environnement peut lui aussi devenir source d’inspiration.
Une pierre peut évoquer quelque chose.
Une branche peut devenir un personnage.
Un coquillage peut entrer dans une histoire.
Un paysage peut faire naître quelques mots.
L’atelier se construit alors dans cette rencontre entre le conte, la personne, la créativité et le lieu.
Et si nous laissions davantage de place à la créativité ?
Cette question dépasse largement l’adolescence.
Dans nos vies souvent très organisées, remplies d’obligations et d’écrans, nous oublions parfois que créer ne signifie pas forcément savoir dessiner ou être artiste.
Créer, cela peut être inventer une histoire.
Choisir une couleur.
Faire un collage.
Modeler.
Écrire quelques mots.
Observer la nature.
Imaginer.
Transformer.
Et surtout, s’autoriser pendant un moment à ne pas chercher à « bien faire ».
C’est cette place donnée à la créativité que je souhaite continuer à développer dans mes ateliers.
La rentrée se prépare d’ailleurs déjà avec de nouveaux projets autour de l’art-thérapie, des contes, de l’expression créative, de l’hypersensibilité et des neuroatypies.
En parallèle, je poursuis également mes formations en NeuroGraphica, mon travail de mémoire et l’écriture de trois nouveaux livres.
Des projets très différents en apparence, mais qui sont tous reliés par la même envie :
ouvrir des espaces dans lesquels la créativité permet d’explorer, de comprendre, d’exprimer et de transformer.
Et cette semaine, ce chemin créatif passera par une île…
L’Île-aux-Moines. 🌊🌿📖








