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Art-thérapie • Atelier • Livres jeunesse

Mon travail d'art-thérapeute est de libérer les émotions par l'art, spécialisée entre autre sur l'hypersensibilité, les haut potentiel, les atypiques mais aussi les émotions souvent sources de blocages et de mal être. J'accompagne les enfants, adolescents mais pas seulement. Mes autres axes : le deuil, séparation, relations, harcèlement scolaire, etc.

Je crée, j'imagine pour vous de nombreux ateliers avec mes nombreux outils d'art-thérapie
(peinture, dessin, collage, terre, contes, marionnettes et écriture).

J'interviens en structure (établissements scolaires, médiathèques, EHPAD, Centres de loisirs Associations, Comités d'entreprise), en ligne où à votre domicile. Je propose également des séances individuelles deux jours par semaine : le mercredi sur Vannes et le jeudi sur Plescop. Je me déplace dans tout le Morbihan et sur demande hors Morbihan.

Auteure, illustratrice de livres jeunesse et artiste peintre, je prolonge mon activité d'art-thérapie à travers mes livres en parlant d'émotions, en partageant avec les enfants des histoires simples pour les aider à avancer.

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Hypersensibilité sensorielle : quand le bruit, la lumière, les odeurs ou le toucher deviennent envahissants

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Hypersensibilité sensorielle : quand le bruit, la lumière, les odeurs ou le toucher deviennent envahissants

Bruits, lumières, odeurs, vêtements, foule… Certaines stimulations sensorielles peuvent devenir épuisantes. Comment comprendre la surcharge sensorielle et mieux respecter ses limites ?

Un vêtement qui gratte.

Une lumière trop vive.

Plusieurs conversations simultanées.

Une odeur persistante.

Pour certains, ce sont de simples désagréments.

Pour d’autres, leur accumulation peut rendre une situation extrêmement difficile.

Nous ne traitons pas tous les stimulations de la même manière

Notre environnement nous envoie constamment des informations.

Habituellement, une grande partie passe au second plan.

Mais certaines personnes semblent éprouver davantage de difficultés à ignorer certains stimuli.

Le bruit de fond reste présent.

L’étiquette du vêtement continue à être ressentie.

La lumière fatigue.

Dans un centre commercial, un repas de famille ou une salle très animée, plusieurs stimulations peuvent s’additionner.

La surcharge

À un certain moment, la capacité d’adaptation diminue.

Chez l’enfant, cela peut se traduire par de l’agitation, des pleurs, de l’opposition ou une crise.

Chez l’adulte, par de l’irritabilité, une grande fatigue, un besoin urgent de partir ou de s’isoler.

Le comportement visible n’explique donc pas toujours ce qui s’est produit auparavant.

Observer avant de juger

Plutôt que :

« Pourquoi réagit-il comme ça ? »

on peut parfois se demander :

« Qu’est-ce qui s’est accumulé avant cette réaction ? »

Cette question change profondément le regard.

Identifier son seuil

Tenir pendant plusieurs heures puis s’effondrer n’est pas toujours la meilleure stratégie.

Il peut être plus utile d’apprendre à repérer les premiers signes de saturation.

Fatigue ?

Irritabilité ?

Difficulté à suivre une conversation ?

Besoin de silence ?

Tension corporelle ?

Ces indices permettent d’agir plus tôt.

Créer son paysage sensoriel

Une médiation artistique peut consister à représenter deux environnements :

« Un espace qui me surcharge » et « un espace dans lequel je me sens bien ».

Cette création permet ensuite de réfléchir très concrètement aux besoins sensoriels de la personne.

Parfois, respecter sa sensibilité commence simplement par reconnaître que son besoin de calme est réel.

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Se sentir différent depuis toujours : comprendre ce sentiment de décalage

se sentir différent

Se sentir différent depuis toujours : comprendre ce sentiment de décalage

« Je me suis toujours senti différent. » Ce sentiment de décalage peut influencer profondément l’estime de soi et les relations.

Comment apprendre à trouver sa place sans renoncer à soi-même ?

Certaines personnes ne savent pas exactement quand ce sentiment a commencé.

Elles savent simplement qu’il est ancien.

À l’école, elles ne comprenaient pas toujours les autres enfants.

À l’adolescence, elles avaient parfois l’impression d’observer le groupe plutôt que d’en faire réellement partie.

À l’âge adulte, le même sentiment peut persister.

« J’ai toujours l’impression d’être à côté. »

La différence devient parfois un jugement sur soi

Se sentir différent n’est pas nécessairement douloureux.

Ce qui fait souffrir, c’est souvent la conclusion que l’on finit par en tirer :

« Si je ne fonctionne pas comme les autres, quelque chose ne va pas chez moi. »

L’enfant puis l’adulte peuvent alors apprendre à cacher certaines parties d’eux-mêmes.

La suradaptation

Pour appartenir au groupe, certaines personnes deviennent particulièrement attentives aux attentes des autres.

Elles observent.

Elles anticipent.

Elles ajustent leur comportement.

Elles disent oui alors qu’elles pensent non.

Progressivement, une question apparaît :

« Mais moi, qu’est-ce que je veux vraiment ? »

La capacité d’adaptation, initialement utile, devient problématique lorsqu’elle entraîne un effacement permanent de soi.

Retrouver son identité

Un travail thérapeutique peut permettre de revisiter plusieurs questions :

Qu’est-ce qui est réellement important pour moi ?

Quelles sont mes valeurs ?

Dans quelles relations puis-je être moi-même ?

Qu’est-ce que je fais uniquement pour être accepté ?

Quelles parties de moi ai-je appris à cacher ?

Une proposition créative

En art-thérapie, on peut imaginer deux représentations :

« Moi lorsque je m’adapte aux autres »

et

« Moi lorsque je me sens libre d’être moi-même ».

Les différences entre les deux productions deviennent un support de réflexion.

Couleurs, taille, espace occupé, mots choisis : ce n’est pas l’art-thérapeute qui leur attribue un sens. La personne observe ce qui lui parle.

Trouver sa place sans devenir quelqu’un d’autre

Le but n’est pas de supprimer toute adaptation.

Nous nous adaptons tous aux contextes sociaux.

L’enjeu est de ne plus avoir besoin de s’abandonner soi-même pour appartenir au groupe.

Trouver sa place peut alors signifier quelque chose de différent :

ne plus chercher à être semblable à tout prix, mais construire des relations dans lesquelles notre singularité possède elle aussi une place.

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Art-thérapie et hypersensibilité : pourquoi créer peut aider à exprimer ce qui ne se dit pas

Art-thérapie et hypersensibilité : pourquoi créer peut aider à exprimer ce qui ne se dit pas

« Je ne sais pas comment l’expliquer. »

Nous pouvons parfaitement savoir que quelque chose nous bouleverse tout en étant incapables de mettre des mots dessus.

C’est précisément l’un des intérêts de la médiation artistique.

Il n’est pas nécessaire de savoir dessiner

L’une des premières craintes est souvent :

« Mais je ne sais pas dessiner ! »

Ce n’est pas un problème.

L’art-thérapie ne cherche pas la performance artistique.

Un trait, une couleur, une forme découpée dans un magazine ou quelques mots peuvent suffire.

Le support créatif devient un intermédiaire entre le vécu intérieur et la parole.

Donner une forme à l’invisible

Comment représenter l’angoisse ?

La solitude ?

Le sentiment d’être envahi ?

Il n’existe pas de réponse correcte.

C’est précisément ce qui rend la création intéressante.

Une personne peut représenter son angoisse comme un immense nuage. Une autre comme une petite forme enfermée. Une troisième ne dessine rien et déchire son papier.

Chaque création appartient à celui ou celle qui l’a produite.

Regarder ce que l’on ressent

Lorsqu’une expérience intérieure apparaît sur la feuille, un changement devient possible.

La personne peut la regarder.

Elle peut ajouter quelque chose.

Déplacer une forme.

Découper.

Recouvrir.

Transformer.

Cette possibilité de transformation symbolique peut ouvrir de nouvelles associations et de nouvelles paroles.

La création n’est pas interprétée de l’extérieur

Un point me semble essentiel : l’art-thérapeute n’est pas là pour annoncer :

« Vous avez dessiné cela, donc cela signifie ceci. »

Une telle lecture risquerait de projeter sur la personne une signification qui ne lui appartient pas.

Je préfère questionner :

« Qu’est-ce que cette forme représente pour vous ? »

« Qu’est-ce que vous ressentez en regardant cette partie ? »

« Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez modifier ? »

La personne reste ainsi au centre de son propre processus.

Un espace particulièrement adapté à certaines sensibilités

Les personnes qui réfléchissent beaucoup peuvent parfois chercher immédiatement à expliquer ou rationaliser leur expérience.

La création introduit une autre voie.

Le geste, la matière, l’image et le symbole peuvent faire émerger quelque chose avant même que les mots soient disponibles.

La parole peut venir ensuite.

L’art-thérapie offre alors un espace où l’on n’a pas besoin de tout comprendre immédiatement pour commencer à travailler sur soi.