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Art-thérapie • Atelier • Livres jeunesse

Mon travail d'art-thérapeute est de libérer les émotions par l'art, spécialisée entre autre sur l'hypersensibilité, les haut potentiel, les atypiques mais aussi les émotions souvent sources de blocages et de mal être. J'accompagne les enfants, adolescents mais pas seulement. Mes autres axes : le deuil, séparation, relations, harcèlement scolaire, etc.

Je crée, j'imagine pour vous de nombreux ateliers avec mes nombreux outils d'art-thérapie
(peinture, dessin, collage, terre, contes, marionnettes et écriture).

J'interviens en structure (établissements scolaires, médiathèques, EHPAD, Centres de loisirs Associations, Comités d'entreprise), en ligne où à votre domicile. Je propose également des séances individuelles deux jours par semaine : le mercredi sur Vannes et le jeudi sur Plescop. Je me déplace dans tout le Morbihan et sur demande hors Morbihan.

Auteure, illustratrice de livres jeunesse et artiste peintre, je prolonge mon activité d'art-thérapie à travers mes livres en parlant d'émotions, en partageant avec les enfants des histoires simples pour les aider à avancer.

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La colère : que cherche-t-elle à nous dire ?

La colère : que cherche-t-elle à nous dire ?

Souvent mal perçue, la colère n’est pas nécessairement un problème. Elle peut signaler une limite franchie, une frustration ou une injustice. Apprendre à l’écouter permet de mieux la réguler.

« Je ne veux plus être en colère. »

Je comprends cette demande.

La colère peut faire peur, surtout lorsqu’elle provoque des paroles ou des comportements que l’on regrette ensuite.

Pourtant, supprimer toute colère n’est probablement pas l’objectif.

La colère peut avoir une fonction

Elle peut apparaître lorsqu’une limite est franchie.

Lorsque nous nous sentons attaqués.

Lorsque quelque chose nous semble profondément injuste.

Lorsqu’un besoin important n’est pas respecté.

Elle mobilise de l’énergie.

La question devient donc :

« Qu’est-ce que ma colère essaie de protéger ? »

Colère et agressivité ne sont pas synonymes

Ressentir de la colère est une expérience émotionnelle.

Insulter, frapper ou détruire est un comportement.

Cette distinction est essentielle.

Nous pouvons apprendre à accueillir l’émotion tout en travaillant sur la manière de l’exprimer.

Les colères longtemps retenues

Certaines personnes ne s’autorisent jamais à être en colère.

Elles encaissent.

Elles évitent les conflits.

Elles acceptent.

Puis, un jour, la colère sort avec une intensité considérable.

Le travail consiste alors parfois à apprendre à poser une limite bien avant d’arriver à saturation.

Représenter la colère

Je peux proposer de créer librement :

« Donnez une forme à votre colère. »

Puis :

« Si elle pouvait parler, que dirait-elle ? »

Les réponses peuvent être très révélatrices :

« Arrête. »

« Écoute-moi. »

« Respecte-moi. »

« Je n’en peux plus. »

Nous découvrons alors parfois derrière la colère un besoin de reconnaissance, de protection, de repos ou de respect.

Transformer plutôt que supprimer

Le but n’est donc pas nécessairement d’éteindre la colère.

Il s’agit de pouvoir l’entendre suffisamment tôt pour qu’elle n’ait plus besoin de hurler.

« Illustration personnelle extraite d’une histoire que j’ai écrite et dessinée dans le livre « La magie de l’Art ». À travers le récit et la création artistique, il devient possible d’explorer la colère, les conflits et les émotions qui les accompagnent. »

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Apprendre à reconnaître ses émotions avant qu’elles ne débordent

Apprendre à reconnaître ses émotions avant qu’elles ne débordent

Colère, peur, tristesse ou frustration ne surgissent pas toujours sans prévenir. Apprendre à identifier les premiers signes émotionnels aide à intervenir avant le débordement.

On dit souvent :

« J’ai explosé d’un seul coup. »

Pourtant, lorsque nous reprenons tranquillement le déroulement de la situation, nous découvrons souvent plusieurs signaux antérieurs.

L’émotion possède une progression

Prenons la colère.

Au début, il peut y avoir une petite contrariété.

Puis une tension.

La mâchoire se serre.

La pensée accélère.

Le ton change.

Puis arrive l’explosion.

Apprendre à intervenir lorsque la colère est à 3 sur 10 est généralement plus facile que lorsqu’elle atteint 9 sur 10.

Construire son thermomètre émotionnel

Je trouve intéressant de travailler avec une échelle personnelle.

À 1 : que se passe-t-il ?

À 3 ?

À 5 ?

À 8 ?

À 10 ?

La personne apprend progressivement à identifier ses propres signes.

Le corps comme indicateur

Les émotions sont souvent perceptibles corporellement avant que nous puissions les nommer précisément.

La gorge se serre.

Le ventre se noue.

Les mains deviennent moites.

Le cœur accélère.

Observer ces sensations permet de développer une meilleure conscience de son état intérieur.

Le travail créatif

On peut créer une silhouette et y représenter les endroits où différentes émotions sont ressenties.

Ou fabriquer un thermomètre de colère, de peur ou de surcharge.

Avec les enfants, cette approche est particulièrement concrète.

Ils peuvent ensuite apprendre à dire :

« Je suis à 6. »

Cela donne à l’adulte une information beaucoup plus utile que d’attendre l’explosion.

Prévenir plutôt que réparer

La régulation émotionnelle ne signifie pas ne plus se mettre en colère ou ne plus être triste.

Elle permet de développer davantage de choix.

À partir de quel niveau ai-je besoin d’une pause ?

Quand dois-je sortir quelques minutes ?

Quand ai-je besoin de parler ?

Quand vaut-il mieux attendre avant de répondre ?

Reconnaître l’émotion plus tôt, c’est progressivement retrouver une marge d’action.

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Hypersensibilité sensorielle : quand le bruit, la lumière, les odeurs ou le toucher deviennent envahissants

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Hypersensibilité sensorielle : quand le bruit, la lumière, les odeurs ou le toucher deviennent envahissants

Bruits, lumières, odeurs, vêtements, foule… Certaines stimulations sensorielles peuvent devenir épuisantes. Comment comprendre la surcharge sensorielle et mieux respecter ses limites ?

Un vêtement qui gratte.

Une lumière trop vive.

Plusieurs conversations simultanées.

Une odeur persistante.

Pour certains, ce sont de simples désagréments.

Pour d’autres, leur accumulation peut rendre une situation extrêmement difficile.

Nous ne traitons pas tous les stimulations de la même manière

Notre environnement nous envoie constamment des informations.

Habituellement, une grande partie passe au second plan.

Mais certaines personnes semblent éprouver davantage de difficultés à ignorer certains stimuli.

Le bruit de fond reste présent.

L’étiquette du vêtement continue à être ressentie.

La lumière fatigue.

Dans un centre commercial, un repas de famille ou une salle très animée, plusieurs stimulations peuvent s’additionner.

La surcharge

À un certain moment, la capacité d’adaptation diminue.

Chez l’enfant, cela peut se traduire par de l’agitation, des pleurs, de l’opposition ou une crise.

Chez l’adulte, par de l’irritabilité, une grande fatigue, un besoin urgent de partir ou de s’isoler.

Le comportement visible n’explique donc pas toujours ce qui s’est produit auparavant.

Observer avant de juger

Plutôt que :

« Pourquoi réagit-il comme ça ? »

on peut parfois se demander :

« Qu’est-ce qui s’est accumulé avant cette réaction ? »

Cette question change profondément le regard.

Identifier son seuil

Tenir pendant plusieurs heures puis s’effondrer n’est pas toujours la meilleure stratégie.

Il peut être plus utile d’apprendre à repérer les premiers signes de saturation.

Fatigue ?

Irritabilité ?

Difficulté à suivre une conversation ?

Besoin de silence ?

Tension corporelle ?

Ces indices permettent d’agir plus tôt.

Créer son paysage sensoriel

Une médiation artistique peut consister à représenter deux environnements :

« Un espace qui me surcharge » et « un espace dans lequel je me sens bien ».

Cette création permet ensuite de réfléchir très concrètement aux besoins sensoriels de la personne.

Parfois, respecter sa sensibilité commence simplement par reconnaître que son besoin de calme est réel.