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Hypersensibilité : quand les émotions prennent beaucoup de place

Hypersensibilité : quand les émotions prennent beaucoup de place

Que signifie être hypersensible ? Émotions intenses, fatigue, besoin de retrait, empathie… Comprendre sa sensibilité permet d’apprendre à mieux vivre avec elle sans chercher à la supprimer.

Il suffit parfois de peu de choses.

Une remarque prononcée un peu sèchement. Un changement d’attitude chez une personne proche. Une injustice observée au travail. Une mauvaise nouvelle entendue le matin. Une tension lors d’un repas familial.

Pour certains, l’événement passe rapidement.

Pour d’autres, il continue à résonner plusieurs heures après.

La conversation est rejouée mentalement. Les mots sont analysés. Une émotion en entraîne une autre. La personne se demande ce qu’elle aurait dû répondre, ce que l’autre a réellement voulu dire ou si elle n’a pas elle-même provoqué la situation.

Lorsque les émotions prennent beaucoup de place, on entend parfois :

« Tu prends tout trop à cœur. »
« Tu réfléchis trop. »
« Il faut passer à autre chose. »

Mais peut-on réellement décider de moins ressentir ?

Être sensible n’est pas être fragile

La sensibilité fait partie du fonctionnement humain.

Nous ne réagissons cependant pas tous avec la même intensité aux événements, aux relations et à notre environnement.

Certaines personnes sont particulièrement réceptives aux ambiances, aux expressions du visage, aux changements de ton ou aux émotions d’autrui.

Cette finesse de perception peut être une ressource.

Elle peut favoriser l’empathie, la créativité, l’intuition relationnelle, l’attention portée aux autres ou la capacité à percevoir des nuances.

Mais lorsque trop d’informations arrivent simultanément, cette sensibilité peut devenir épuisante.

La difficulté n’est donc pas nécessairement l’émotion elle-même.

Elle peut venir de son intensité, de son accumulation ou de la difficulté à retrouver ensuite un état d’apaisement.

Quand une émotion en cache plusieurs autres

Imaginons une situation simple.

Une personne importante ne répond pas à un message.

Une première émotion apparaît : l’inquiétude.

Puis une pensée :

« J’ai peut-être dit quelque chose qu’il ne fallait pas. »

L’inquiétude devient peur.

Puis :

« De toute façon, les gens finissent toujours par s’éloigner. »

La tristesse apparaît.

Enfin :

« Pourquoi est-ce toujours moi qui fais des efforts ? »

Et la colère arrive.

En quelques minutes, une situation relativement banale peut ainsi réveiller plusieurs émotions et parfois des expériences beaucoup plus anciennes.

C’est pourquoi il est intéressant, en accompagnement thérapeutique, de ne pas seulement demander :

« Qu’est-ce que vous ressentez ? »

mais également :

« Qu’est-ce que cette situation vient toucher chez vous ? »

L’émotion n’est pas l’ennemie

Nous cherchons souvent à faire disparaître rapidement une émotion inconfortable.

Pourtant, une émotion peut apporter une information.

La peur peut signaler une menace réelle ou anticipée.

La colère peut apparaître lorsqu’une limite ou une valeur importante semble avoir été transgressée.

La tristesse accompagne notamment les pertes, les séparations ou certaines déceptions.

L’émotion devient plus difficile lorsque nous ne savons pas ce qui se passe en nous ou lorsque nous avons appris à la réprimer.

Certaines personnes ont grandi avec des phrases comme :

« Arrête de pleurer. »

« Ce n’est rien. »

« Tu n’as aucune raison d’être en colère. »

Elles ont alors parfois appris à se méfier de leurs propres ressentis.

Le corps parle également

Une émotion n’est pas uniquement une pensée.

Elle possède une dimension corporelle.

La colère peut se manifester par une tension musculaire, la peur par une accélération du rythme cardiaque, l’angoisse par une sensation d’oppression ou un nœud dans le ventre.

Apprendre à repérer ces premiers signaux peut permettre d’intervenir avant le débordement.

Cela peut être simplement :

« Mes épaules sont en train de se contracter. »

« Je commence à parler plus vite. »

« Je sens que j’ai besoin de sortir quelques minutes. »

Cette observation constitue déjà une forme de régulation.

Ce que permet l’art-thérapie

En art-thérapie, l’émotion peut être représentée plutôt que seulement racontée.

Je peux par exemple proposer :

« Si cette émotion avait une couleur, une forme et une place sur la feuille, à quoi ressemblerait-elle ? »

La personne peut alors créer sans chercher à faire quelque chose de beau.

Une colère peut devenir une masse rouge, une succession de traits, une forme noire ou tout autre chose.

Il n’existe pas de code universel.

Je ne vais pas décider que « le rouge signifie ceci » ou que « cette forme signifie cela ».

C’est la personne qui donne du sens à sa création.

Elle peut ensuite regarder son émotion depuis une certaine distance.

Elle n’est plus seulement dans l’émotion.

Elle peut aussi commencer à l’observer.

Apprendre à créer son propre mode d’emploi

Une personne sensible n’a pas nécessairement besoin de devenir moins sensible.

Elle peut en revanche apprendre à mieux connaître ses limites.

Qu’est-ce qui me surcharge ?

De combien de temps ai-je besoin pour récupérer ?

Quelles relations m’apaisent ?

Quelles situations me mettent systématiquement en tension ?

Quels signes corporels annoncent que j’arrive à saturation ?

Ai-je besoin de silence ? De mouvement ? De création ? De solitude ? De parler ?

Ces questions permettent progressivement de construire son propre mode d’emploi.

Sensibilité et estime de soi

L’une des difficultés apparaît lorsque la personne ne souffre plus seulement de ses émotions, mais commence à avoir honte de son fonctionnement.

« Pourquoi suis-je incapable de faire comme les autres ? »

« Je suis trop compliquée. »

« Je devrais être plus forte. »

Le travail thérapeutique peut alors consister à séparer deux réalités :

avoir une réaction émotionnelle intense et porter un jugement négatif sur soi parce que cette réaction existe.

Ce deuxième niveau de souffrance peut parfois être particulièrement important.

Comprendre son fonctionnement permet progressivement de remplacer :

« Je suis trop sensible »

par :

« Je suis sensible. Comment puis-je prendre soin de cette sensibilité ? »

Ce changement paraît subtil.

Il modifie pourtant profondément le regard porté sur soi.

Actualités 

Ateleir HPI agapé Questembert

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Haut potentiel, hypersensibilité et neuroatypie : de quoi parle-t-on vraiment ?

Haut potentiel, hypersensibilité, neuroatypie… Ces termes sont souvent confondus. Comment mieux comprendre son fonctionnement et comment l’art-thérapie peut-elle accompagner les personnes qui se sentent différentes ?

Certaines personnes me disent : « J’ai toujours eu l’impression d’être différente », « Je réfléchis trop », « Je ressens tout très fort », « Je remarque des choses que les autres ne semblent pas voir » ou encore « Mon cerveau ne s’arrête jamais ».

Derrière ces ressentis peuvent se trouver des réalités très différentes : une grande sensibilité, un fonctionnement intellectuel particulier, un TDAH, un trouble du spectre de l’autisme, une histoire personnelle qui a renforcé l’hypervigilance… ou plusieurs éléments qui se combinent.

Aujourd’hui, les termes haut potentiel, hypersensibilité et neuroatypie sont très présents. Ils peuvent aider à mettre des mots sur un vécu, mais ils sont également parfois utilisés comme s’ils étaient synonymes.

Or, ils ne désignent pas la même chose.

Les différencier permet déjà de porter un regard plus juste sur soi-même ou sur son enfant.

Le haut potentiel intellectuel : de quoi parle-t-on ?

Le haut potentiel intellectuel, souvent abrégé HPI, désigne avant tout un fonctionnement cognitif caractérisé par des capacités intellectuelles particulièrement élevées.

Son identification repose sur une évaluation psychométrique réalisée par un psychologue, généralement à l’aide d’une échelle d’intelligence adaptée à l’âge de la personne.

Il est donc important de rappeler qu’une liste de caractéristiques trouvée sur Internet ne permet pas de déterminer si une personne est HPI.

On associe parfois systématiquement le haut potentiel à une pensée extrêmement rapide, une grande créativité, une hypersensibilité, un sentiment de décalage, une forte intuition ou encore un grand sens de la justice.

Certaines personnes à haut potentiel peuvent effectivement se reconnaître dans plusieurs de ces caractéristiques. Mais elles ne sont ni obligatoires ni spécifiques au HPI.

Chaque personne possède son histoire, sa personnalité, son environnement et sa manière particulière d’utiliser ses ressources.

Être HPI n’est donc pas une personnalité en soi.

Et surtout, le haut potentiel n’est ni une maladie ni un trouble psychologique.

L’hypersensibilité : ressentir avec une grande intensité

L’hypersensibilité renvoie davantage à une sensibilité particulièrement importante aux informations émotionnelles ou sensorielles.

Une personne peut, par exemple, être fortement touchée par une remarque que d’autres oublieraient rapidement. Une ambiance tendue peut lui peser pendant plusieurs heures. Elle peut avoir besoin de davantage de temps pour retrouver son équilibre après une situation émotionnellement intense.

Cette sensibilité peut également concerner les perceptions sensorielles : bruit, lumière, odeurs, textures, température, contacts physiques…

Une journée dans un environnement très stimulant peut alors entraîner une véritable fatigue.

Mais l’hypersensibilité ne se résume pas à « être trop émotif ».

Elle peut aussi s’accompagner d’une grande finesse d’observation, d’une attention particulière aux nuances, d’une vie intérieure riche, d’une sensibilité artistique ou d’une forte réceptivité à l’environnement.

Elle peut donc représenter à la fois une vulnérabilité dans certaines situations et une véritable ressource dans d’autres.

Peut-on être hypersensible sans être HPI ?

Oui.

C’est même une distinction essentielle.

Une personne peut être hypersensible sans présenter de haut potentiel intellectuel. Inversement, une personne HPI n’est pas nécessairement hypersensible.

On peut également rencontrer une grande sensibilité chez des personnes présentant d’autres fonctionnements neurodéveloppementaux, mais aussi chez des personnes qui ne présentent aucune neuroatypie particulière.

L’histoire de vie compte également.

Une personne ayant vécu longtemps dans un environnement imprévisible ou insécurisant peut, par exemple, devenir extrêmement attentive aux réactions des autres.

Elle remarque une modification de la voix, un changement d’expression ou une tension dans une pièce avant même que quelqu’un ne dise quoi que ce soit.

Dans ce cas, ce qui ressemble extérieurement à une « hypersensibilité » peut également relever en partie d’une hypervigilance acquise au cours de l’histoire personnelle.

C’est pourquoi il est important de ne pas enfermer une personne dans une étiquette.

Et que signifie « neuroatypique » ?

Le terme neuroatypique est aujourd’hui largement utilisé pour parler de personnes dont le fonctionnement neurologique ou cognitif s’écarte de celui considéré comme majoritaire.

On l’emploie notamment dans le contexte du TDAH, de l’autisme ou des troubles spécifiques des apprentissages, même si son usage est plus large et n’a pas toujours une définition unique selon les contextes.

Là encore, il faut éviter les raccourcis.

Avoir beaucoup d’idées ne signifie pas automatiquement avoir un TDAH. Aimer être seul ne signifie pas être autiste. Être très sensible ne signifie pas être HPI.

Lorsqu’une personne rencontre des difficultés importantes dans son quotidien, une évaluation réalisée par un professionnel compétent peut permettre de mieux comprendre ce qui se passe.

L’objectif n’est pas de mettre une personne dans une case.

Il s’agit plutôt de pouvoir dire :

« Maintenant que je comprends mieux mon fonctionnement, de quoi ai-je besoin pour vivre plus sereinement avec celui-ci ? »

Le sentiment de décalage

C’est probablement l’un des thèmes que je rencontre le plus souvent dans mon travail.

Certaines personnes ont grandi avec l’impression d’être « trop » : trop sensibles, trop bavardes, trop silencieuses, trop curieuses, trop intenses, trop exigeantes…

D’autres ont plutôt entendu qu’elles n’étaient « pas assez » : pas assez concentrées, pas assez sociables, pas assez organisées, pas assez rapides…

À force, ces messages peuvent participer à la construction d’une image négative de soi.

La personne ne se demande plus seulement :

« Pourquoi est-ce difficile pour moi ? »

Elle finit parfois par penser :

« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »

C’est là que l’accompagnement thérapeutique peut prendre tout son sens.

Pourquoi l’art-thérapie peut-elle être intéressante ?

L’art-thérapie permet d’utiliser la création comme médiation thérapeutique.

Il ne s’agit pas de produire une belle œuvre, et il n’est absolument pas nécessaire de savoir dessiner.

Une couleur, une forme, un collage, quelques mots, une image ou un trait peuvent devenir une manière d’exprimer quelque chose qui reste difficile à formuler verbalement.

Prenons un exemple.

Je peux proposer à une personne de représenter sur une feuille :

« Comment je me sens lorsque je suis submergé(e) ? »

Il n’y a pas de bonne réponse.

La personne peut tracer des lignes très serrées, remplir entièrement l’espace, utiliser une multitude de couleurs ou, au contraire, laisser presque toute la feuille vide.

Ce qui devient intéressant dans le travail thérapeutique n’est pas d’interpréter arbitrairement son dessin.

C’est ce que la personne elle-même va pouvoir en dire, ressentir et découvrir.

« Je manque d’espace. »

« Tout se mélange. »

« Je voudrais sortir de là. »

« Je réalise que je ne m’autorise jamais à m’arrêter. »

La création devient alors un support permettant de poursuivre le travail.

Apprendre à mieux connaître son propre fonctionnement

Dans mes accompagnements, je travaille notamment autour de la confiance en soi, de la légitimité, des émotions, des relations, des limites, de la frustration, du sentiment d’injustice, de la motivation, des peurs ou encore de la suradaptation.

Mais l’objectif n’est pas de supprimer la sensibilité.

Il n’est pas davantage de faire entrer la personne dans un fonctionnement considéré comme « normal ».

Il s’agit de l’aider progressivement à différencier plusieurs choses :

Ce que je ressens.
Ce dont j’ai besoin.
Ce qui m’appartient.
Ce qui appartient à l’autre.
Ce que j’accepte.
Ce que je ne souhaite plus accepter.

Cette distinction peut être particulièrement importante lorsqu’on a passé beaucoup de temps à s’adapter à son entourage.

Ne plus chercher uniquement à entrer dans une case

Découvrir le haut potentiel, l’hypersensibilité ou une neuroatypie peut parfois provoquer un immense soulagement.

Enfin, certaines expériences prennent du sens.

Mais une étiquette, même lorsqu’elle est pertinente, ne raconte jamais toute une personne.

Nous sommes aussi constitués de notre histoire, de nos relations, de nos expériences, de nos blessures, de nos ressources, de nos valeurs, de nos désirs et de notre créativité.

L’enjeu thérapeutique n’est donc pas seulement de pouvoir dire :

« Je suis comme ceci. »

Il peut progressivement devenir :

« Je comprends mieux comment je fonctionne et j’apprends à construire une vie qui respecte davantage qui je suis. »

Et c’est souvent à cet endroit que la sensibilité peut commencer à ne plus être vécue uniquement comme quelque chose à subir, mais aussi comme une partie de soi à comprendre, à apprivoiser et parfois à transformer en ressource.

Sylvie Lucas – Art-thérapeute

J’accompagne notamment les personnes hypersensibles et neuroatypiques, enfants, adolescents et adultes, autour des émotions, de l’estime de soi et des difficultés relationnelles, à travers l’art-thérapie et différentes médiations créatives.

Evénements de ce mois de septembre : merci de vous inscrire !

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Art-thérapie dans le Morbihan : ateliers et nouveautés de septembre 2026

Rentrée 2026 : prendre soin de soi autrement grâce à l’art-thérapie

La rentrée est souvent associée à la reprise du travail, de l’école, des activités et des obligations du quotidien. Les agendas se remplissent rapidement et, avec eux, reviennent parfois la fatigue, le stress et cette impression de devoir être partout à la fois.

Mais si cette rentrée devenait aussi l’occasion de faire une place à soi ?

Septembre marque pour moi une rentrée particulièrement riche en nouveautés. De nouveaux ateliers, de nouvelles rencontres et de nouveaux outils viennent enrichir ma pratique d’art-thérapeute et praticienne en psychothérapie.

Quand la rentrée fait émerger le besoin de changement

Après la parenthèse estivale, reprendre son quotidien peut mettre en évidence certaines difficultés que l’on avait momentanément laissées de côté.

Une fatigue persistante. Des émotions difficiles à réguler. Des relations qui deviennent pesantes. Un manque de confiance en soi. Le sentiment de toujours devoir répondre aux besoins des autres. Une utilisation des écrans qui prend progressivement trop de place…

Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne insupportable pour commencer à s’interroger.

L’art-thérapie permet justement d’aborder autrement ce que nous vivons. Dessiner, écrire, modeler, créer, travailler à partir d’une image, d’un symbole ou d’un conte peuvent devenir autant de chemins pour exprimer ce qui est parfois difficile à mettre en mots.

Il ne s’agit pas de savoir dessiner ou d’être « créatif ». La création devient ici un support d’expression, d’exploration et de transformation.

Des ateliers d’art-thérapie pour cette rentrée

Cette année, j’ai souhaité proposer plusieurs ateliers autour de problématiques très présentes dans notre quotidien.

Prendre soin de soi lorsque l’on est aidant

Accompagner un proche malade, âgé, en situation de handicap ou de perte d’autonomie demande beaucoup d’énergie.

Lorsque l’attention est constamment tournée vers l’autre, il peut devenir difficile d’identifier ses propres besoins et surtout de s’autoriser à y répondre.

Les ateliers consacrés aux aidants permettront notamment de questionner la fatigue, les besoins, les limites et la culpabilité, mais aussi de retrouver un espace personnel grâce à la créativité.

📅 13 septembre à Saint-Avé
📅 17 septembre à L’Agapé, Questembert


Écrans : retrouver un équilibre plutôt que culpabiliser

Téléphone, réseaux sociaux, jeux vidéo, vidéos… Les écrans font désormais partie de notre quotidien et de celui des enfants et adolescents.

La question n’est donc pas simplement de les supprimer.

Il s’agit plutôt de comprendre : qu’est-ce que je recherche lorsque je prends mon téléphone ? Pourquoi est-il parfois si difficile de m’arrêter ? Que se passe-t-il dans la relation lorsque l’écran devient source de conflits ?

À travers différentes propositions créatives, nous explorerons les mécanismes qui peuvent conduire à des usages excessifs et chercherons des alternatives concrètes permettant de retrouver davantage d’équilibre.

📅 19 septembre à L’Agapé, Questembert
📅 25 septembre à Saint-Avé


Retrouver ses sensations et sa créativité

Nous terminerons septembre avec un atelier très différent : Éveil des 5 sens & créativité, que j’animerai avec Chantale.

Conte, exploration sensorielle et land art permettront de ralentir, observer autrement notre environnement et laisser davantage de place à l’imaginaire.

📅 30 septembre, de 14h à 16h, au Jardin des Merveilles à Plumergat.

Un véritable temps pour expérimenter, ressentir et créer.

Une nouveauté dans ma boîte à outils : la méthode Neurographica

Cette rentrée marque également l’intégration d’un nouvel outil dans ma pratique : la méthode Neurographica.

À partir du tracé et de la création graphique, cette approche permet de représenter visuellement une problématique, une émotion ou une intention et d’explorer autrement notre manière de l’appréhender.

J’aurai justement l’occasion de vous présenter cette méthode lors de ma conférence au salon L’Odyssée de l’Âme.

Rendez-vous les 5 et 6 septembre à Sainte-Anne-d’Auray

Je commencerai en effet cette rentrée par deux journées de rencontres au salon L’Odyssée de l’Âme, à l’Espace Camborne de Sainte-Anne-d’Auray.

📅 Samedi 5 et dimanche 6 septembre 2026
10h à 18h

Je serai présente sur mon stand pour vous présenter mon travail, mes ouvrages, les ateliers de cette rentrée et mes différentes possibilités d’accompagnement.

🎤 Samedi à 14h15, j’animerai également une conférence consacrée à la méthode Neurographica.

Ce sera aussi tout simplement l’occasion de nous rencontrer et d’échanger.

Et si vous préférez un accompagnement individuel ?

Un atelier collectif ne correspond pas nécessairement à tout le monde.

Certaines problématiques nécessitent davantage d’intimité, de temps ou un accompagnement construit en fonction de votre histoire personnelle.

Je propose également des rendez-vous individuels en art-thérapie et psychothérapie, pour les adultes, les adolescents et les enfants.

Les séances peuvent notamment permettre de travailler autour des émotions, de la confiance en soi, des relations, de l’hypersensibilité et du HPI, des neuroatypies, des comportements addictifs, du stress, du deuil ou encore des périodes importantes de changement.

Les accompagnements sont possibles en ligne ou en présentiel.

Et si septembre devenait le début de quelque chose ?

Prendre soin de soi ne signifie pas nécessairement tout bouleverser.

Cela peut commencer par une rencontre, un atelier, un dessin, une prise de conscience ou simplement une heure pendant laquelle nous nous autorisons enfin à nous écouter.

Cette rentrée sera pour moi placée sous le signe de la créativité, de la rencontre et de la transformation.

Et peut-être sera-t-elle aussi l’occasion, pour vous, d’ouvrir un nouveau chemin.

Sylvie Lucas
Art-thérapeute – Praticienne en psychothérapie – Auteure
📞 06 88 41 49 04
✉️ sylvie.lucas6656@gmail.com
🌐 sylvielucas.com

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Neurographica : quand le dessin devient un espace de transformation

Neurographica : quand le dessin devient un espace de transformation

Il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ce que nous ressentons.

Une émotion, une situation relationnelle, une peur ou un changement peuvent parfois être parfaitement identifiés et pourtant continuer à nous habiter. À d’autres moments, nous savons simplement que « quelque chose » est là sans parvenir à le définir précisément.

C’est notamment pour cette raison que les médiations créatives occupent une place importante dans ma pratique.

Depuis peu, une nouvelle méthode a rejoint ma boîte à outils : Neurographica.

Qu’est-ce que Neurographica ?

Neurographica est une méthode graphique qui utilise notamment les lignes, les formes, leurs interactions et les couleurs.

La personne part d’un thème, d’une intention, d’une situation ou d’un questionnement. Le dessin se construit ensuite progressivement selon un processus précis.

Il ne s’agit pas de réaliser une œuvre esthétique et encore moins de « savoir dessiner ».

Ce qui importe est le chemin parcouru pendant la réalisation.

La feuille devient alors un espace dans lequel il est possible de représenter autrement ce qui nous préoccupe et d’observer ce qui émerge au cours du processus.

Quand les mots ne suffisent plus

Dans mon travail d’art-thérapeute et de praticienne en psychothérapie, j’accorde une place importante à la parole, mais également à ce qui peut s’exprimer autrement.

Le dessin, l’écriture, le collage, l’argile, les contes, la symbolisation ou la visualisation permettent parfois d’accéder à une représentation différente de ce que nous vivons.

Une couleur apparaît.

Une forme prend davantage de place.

Deux éléments jusque-là séparés commencent à se rejoindre.

Un espace se crée.

Ces éléments ne constituent pas une interprétation automatique de la personne. Ils deviennent plutôt un support d’observation, de questionnement et de mise en sens.

Pourquoi cette méthode m’intéresse-t-elle ?

Neurographica vient naturellement compléter les outils créatifs que j’utilise déjà.

Je m’intéresse particulièrement à l’accompagnement des personnes hypersensibles, à haut potentiel ou présentant un fonctionnement neuro-atypique.

Lorsque la pensée est très active et que les émotions sont intenses, passer par une médiation graphique peut offrir une autre manière d’aborder une situation.

Le geste oblige à ralentir.

La main avance sur la feuille.

Le regard observe.

La personne peut progressivement prendre de la distance avec ce qui occupait tout l’espace mental.

Dessiner sans savoir dessiner

C’est une inquiétude que j’entends régulièrement dans les ateliers créatifs :

« Mais moi, je ne sais pas dessiner ! »

Cela n’a aucune importance.

L’objectif n’est pas de produire un beau dessin.

Il n’y a pas de modèle artistique à reproduire ni de résultat esthétique attendu. C’est le processus qui nous intéresse.

Chacun avance avec ses lignes, ses formes, ses couleurs et surtout avec ce qu’il vit à cet instant.

Une nouvelle approche dans ma boîte à outils

Je souhaite désormais intégrer progressivement Neurographica parmi les médiations que je peux proposer, lorsque cette approche paraît pertinente pour la personne et pour le travail engagé.

Comme pour mes autres outils, elle ne constitue pas une réponse universelle ni une méthode magique.

Elle est un support supplémentaire permettant d’explorer, de représenter, de créer et parfois de regarder différemment une situation.

Et c’est précisément cette possibilité qui m’intéresse : ouvrir un autre chemin lorsque celui que nous empruntons habituellement semble tourner en rond.

Je vous présenterai prochainement Neurographica plus concrètement lors d’une conférence.

D’ici là, je partagerai également quelques réalisations et réflexions autour de cette nouvelle pratique.

Sylvie Lucas
Art-thérapie & psychothérapie
Accompagnement des personnes hypersensibles et neuro-atypiques

Rendez-vous individuels en ligne ou au Nomad BZH à Plescop.

sylvielucas.com
06 88 41 49 04
sylvie.lucas6656@gmail.com

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Quand le conte ouvre un autre chemin : créativité, imaginaire et adolescence

Quand le conte ouvre un autre chemin : créativité, imaginaire et adolescence

À 14 ans, on se trouve dans un entre-deux.

On quitte progressivement le monde de l’enfance sans être encore tout à fait adulte. Le corps change, les relations évoluent, les émotions peuvent être intenses et les questions nombreuses.

Et il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ce que l’on ressent.

C’est aussi pour cela que j’aime utiliser le conte et la créativité dans mon travail.

Cette semaine, je vais avoir la chance d’animer un atelier conte individuel avec une adolescente de 14 ans dans un cadre assez particulier : l’Île-aux-Moines, dans le golfe du Morbihan (près de la plage).

Un environnement naturel qui invite déjà, à lui seul, à ouvrir les portes de l’imaginaire.

Le conte n’est pas réservé aux enfants

Lorsque l’on parle de conte, on pense souvent aux jeunes enfants.

Pourtant, les histoires nous accompagnent tout au long de notre vie.

À l’adolescence, elles peuvent même prendre une autre dimension.

Le personnage qui cherche son chemin, celui qui doit franchir une épreuve, quitter un lieu connu, apprivoiser une peur, trouver des alliés ou découvrir des ressources qu’il ignorait posséder peut entrer en résonance avec ce que vit l’adolescent.

Mais il existe une différence importante : ce n’est pas directement de lui que l’on parle.

On parle d’un personnage.

D’une forêt.

D’une île.

D’un voyage.

D’une rencontre.

Cette distance symbolique peut offrir davantage de liberté.

Créer plutôt que devoir tout expliquer

Dans un atelier créatif, je ne cherche pas nécessairement à obtenir une explication.

Une couleur, un dessin, quelques mots, un personnage inventé ou un élément de la nature peuvent devenir des supports d’expression.

L’adolescent peut créer sans avoir à justifier immédiatement ce qu’il fait.

Il peut transformer l’histoire.

Inventer un autre personnage.

Imaginer une suite.

Dessiner un lieu.

Créer un objet symbolique.

Et parfois, quelque chose apparaît au cours de cette création.

Une émotion.

Une question.

Une ressource.

Une autre manière de regarder une situation.

C’est justement cette liberté que j’aime préserver.

À 14 ans, l’imaginaire est toujours là

Il serait dommage de penser qu’en grandissant nous devons abandonner notre imaginaire.

Les adolescents ont souvent une vie intérieure extrêmement riche.

Leurs univers peuvent simplement avoir changé.

L’imaginaire devient alors un territoire dans lequel il est possible d’explorer l’identité, les relations, les choix, les peurs, les rêves ou encore la place que l’on cherche à trouver parmi les autres.

Le conte peut devenir un point de départ.

La création fait ensuite son chemin.

Quand la nature entre dans l’atelier

Pour cet atelier à l’Île-aux-Moines, un autre élément sera présent : la nature.

La mer, les arbres, les chemins, les sons, les matières, les couleurs…

🌊 Observer.

🌿 Marcher.

👂 Écouter.

🎨 Créer.

📖 Imaginer.

Un atelier réalisé dehors ne se déroule pas exactement comme un atelier entre quatre murs.

L’environnement peut lui aussi devenir source d’inspiration.

Une pierre peut évoquer quelque chose.

Une branche peut devenir un personnage.

Un coquillage peut entrer dans une histoire.

Un paysage peut faire naître quelques mots.

L’atelier se construit alors dans cette rencontre entre le conte, la personne, la créativité et le lieu.

Et si nous laissions davantage de place à la créativité ?

Cette question dépasse largement l’adolescence.

Dans nos vies souvent très organisées, remplies d’obligations et d’écrans, nous oublions parfois que créer ne signifie pas forcément savoir dessiner ou être artiste.

Créer, cela peut être inventer une histoire.

Choisir une couleur.

Faire un collage.

Modeler.

Écrire quelques mots.

Observer la nature.

Imaginer.

Transformer.

Et surtout, s’autoriser pendant un moment à ne pas chercher à « bien faire ».

C’est cette place donnée à la créativité que je souhaite continuer à développer dans mes ateliers.

La rentrée se prépare d’ailleurs déjà avec de nouveaux projets autour de l’art-thérapie, des contes, de l’expression créative, de l’hypersensibilité et des neuroatypies.

En parallèle, je poursuis également mes formations en NeuroGraphica, mon travail de mémoire et l’écriture de trois nouveaux livres.

Des projets très différents en apparence, mais qui sont tous reliés par la même envie :

ouvrir des espaces dans lesquels la créativité permet d’explorer, de comprendre, d’exprimer et de transformer.

Et cette semaine, ce chemin créatif passera par une île…

L’Île-aux-Moines. 🌊🌿📖

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Pourquoi les livres restent des espaces de rencontre à l’heure du numérique

Pourquoi les livres restent des espaces de rencontre à l’heure du numérique

Quelques idées à développer :

  • Nous vivons entourés d’écrans.
  • Pourtant, un livre crée une relation différente.
  • On prend le temps.
  • On imagine.
  • On ressent.
  • Les salons du livre permettent des rencontres humaines impossibles derrière un écran.
  • Pour moi, en tant qu’art-thérapeute et auteure, ces échanges sont précieux.
  • Invitation à venir au Salon du Livre de Penerf.

Tu peux conclure en annonçant également :

« Après Penerf, j’aurai le plaisir de participer, le 30 août, au prestigieux rendez-vous La Forêt des Livres, près de Loches, qui célèbrera cette année ses 30 ans. Ce sera une nouvelle occasion de rencontrer des lecteurs venus de toute la France. »

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Pourquoi la créativité aide les enfants à mieux exprimer leurs émotions

Pourquoi la créativité aide les enfants à mieux exprimer leurs émotions

Les enfants ressentent des émotions aussi intenses que les adultes, mais ils ne disposent pas toujours des mots pour les exprimer. Colère, peur, tristesse, frustration, joie ou encore excitation peuvent parfois devenir envahissantes. Lorsqu’elles restent enfermées à l’intérieur, ces émotions peuvent se traduire par des difficultés relationnelles, des troubles du sommeil, un manque de confiance en soi ou encore des comportements difficiles à comprendre.

C’est là que la créativité prend tout son sens.

Quand les mots ne suffisent plus

Dessiner, inventer une histoire, modeler de l’argile, peindre ou créer un personnage permet à l’enfant d’exprimer ce qu’il ressent sans avoir à tout expliquer.

À travers une création, il projette naturellement son monde intérieur. Les personnages deviennent les porte-parole de ses émotions, les couleurs traduisent son ressenti et les histoires ouvrent un espace où tout peut être imaginé en toute sécurité.

L’enfant ne parle pas forcément de lui… et pourtant, il raconte souvent beaucoup de son vécu.

La création d’histoires : une formidable porte d’entrée

Depuis plusieurs années, j’anime des ateliers de création d’histoires où les enfants deviennent les auteurs de leurs propres aventures.

À partir de quelques cartes, d’un dessin ou d’un personnage imaginaire, ils construisent un récit rempli de rebondissements.

Au fil de l’histoire apparaissent des thèmes universels :

  • la peur de ne pas être aimé ;
  • les disputes entre amis ;
  • le courage ;
  • la différence ;
  • la confiance en soi ;
  • la famille ;
  • la solidarité ;
  • le dépassement de soi.

Sans même s’en rendre compte, ils explorent leurs émotions et découvrent qu’il existe toujours plusieurs façons de résoudre une situation.

Une approche particulièrement adaptée aux enfants hypersensibles

Les enfants hypersensibles perçoivent souvent les émotions avec une intensité particulière. Ils peuvent être très empathiques, créatifs et imaginatifs, mais aussi facilement submergés par les stimulations extérieures.

La créativité leur offre un véritable espace de respiration.

Elle leur permet :

  • d’identifier leurs émotions ;
  • d’apaiser leur stress ;
  • de développer leur confiance ;
  • de mieux comprendre leur fonctionnement ;
  • de valoriser leurs ressources.

L’objectif n’est jamais de réaliser un « beau dessin », mais de permettre à l’enfant de se découvrir autrement.

L’art-thérapie : transformer les émotions en ressources

En art-thérapie, la création n’est pas une fin en soi.

Elle devient un support de dialogue, de compréhension et d’évolution.

Chaque dessin, chaque collage, chaque histoire raconte quelque chose. L’enfant avance à son rythme, sans jugement, dans un cadre sécurisant où il peut expérimenter, imaginer, se tromper et recommencer.

Petit à petit, il développe sa capacité à reconnaître ses émotions, à les accueillir et à trouver de nouvelles façons de les vivre.

Parce que chaque enfant possède un immense potentiel

Je suis profondément convaincue que chaque enfant possède des ressources extraordinaires.

Parfois, il suffit simplement de lui offrir un espace où il peut créer librement pour que ces ressources émergent naturellement.

À travers mes ateliers d’art-thérapie, de création de contes et mes ouvrages, j’accompagne les enfants, les adolescents et leurs familles sur ce chemin où la créativité devient un véritable outil d’épanouissement.

Créer, ce n’est pas seulement fabriquer quelque chose.

C’est apprendre à mieux se connaître, à exprimer ce que l’on ressent et à révéler les forces qui sommeillent en chacun de nous.

Sylvie Lucas
Art-thérapeute • Auteure • Conteuse

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Pourquoi l’été est le moment idéal pour prendre soin de soi ?

Pourquoi l’été est le moment idéal pour prendre soin de soi ?

L’été est souvent associé aux vacances, aux voyages et aux journées ensoleillées. Pourtant, c’est aussi une période où beaucoup de personnes prennent enfin conscience de leur fatigue, de leur stress ou de leurs émotions restées en attente pendant des mois.

Lorsque le rythme ralentit, nous nous retrouvons davantage face à nous-mêmes.

C’est parfois déstabilisant… mais c’est aussi une formidable opportunité.

Prendre le temps de s’écouter

Tout au long de l’année, les obligations professionnelles, familiales ou personnelles occupent une grande partie de notre énergie.

Nous repoussons souvent nos besoins en nous disant :

  • « Je m’en occuperai plus tard. »
  • « Je n’ai pas le temps. »
  • « Ce n’est pas le bon moment. »

Puis les vacances arrivent.

Le silence remplace peu à peu l’agitation quotidienne. Les émotions prennent davantage de place. Certaines personnes ressentent une profonde fatigue, d’autres une sensation de vide, de solitude ou encore un besoin de faire le point sur leur vie.

Ces ressentis sont tout à fait naturels.

Ils sont souvent le signe que notre corps et notre esprit nous invitent à ralentir.

L’art-thérapie : un espace pour se reconnecter à soi

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire de savoir dessiner ou peindre pour pratiquer l’art-thérapie.

L’objectif n’est pas de réaliser une œuvre artistique.

L’objectif est de laisser s’exprimer ce qui ne trouve parfois pas les mots.

À travers différentes médiations créatives — dessin, peinture, collage, écriture, contes, modelage ou carnet créatif — chacun peut explorer ses émotions, mieux comprendre son fonctionnement et retrouver progressivement ses propres ressources.

La créativité devient alors un véritable chemin de transformation.

Les vacances : un moment privilégié pour avancer

L’été offre souvent ce que le reste de l’année ne permet pas :

  • davantage de disponibilité ;
  • moins de pression ;
  • un rythme plus apaisé ;
  • une meilleure capacité à prendre du recul.

C’est pourquoi de nombreuses personnes choisissent cette période pour commencer un accompagnement.

Quelques séances peuvent parfois permettre de débloquer une situation, retrouver de l’énergie ou amorcer un changement qui se poursuivra naturellement à la rentrée.

Pour qui ?

J’accompagne notamment :

  • les personnes hypersensibles ;
  • les personnes neuro-atypiques (HPI, TDAH, TSA…) ;
  • les adolescents en difficulté ;
  • les aidants familiaux ;
  • les personnes traversant une période de changement, de deuil ou d’épuisement émotionnel ;
  • toute personne souhaitant mieux comprendre ses émotions et retrouver un équilibre intérieur.

Chaque accompagnement est entièrement personnalisé.

Une invitation à ralentir

Prendre soin de soi n’est pas un luxe.

C’est une manière de retrouver son équilibre pour mieux avancer.

L’été nous rappelle que la nature prend le temps de fleurir, de respirer et de se renouveler.

Pourquoi ne pas nous offrir cette même possibilité ?

Parfois, il suffit simplement d’un premier pas.

Et si cet été devenait le début d’un nouveau chemin vers vous-même ?


À propos de l’auteure

Sylvie Lucas est art-thérapeute, auteure et conteuse. Depuis près de dix ans, elle accompagne enfants, adolescents et adultes grâce à des médiations créatives favorisant l’expression des émotions, la connaissance de soi et le développement des ressources personnelles.

🎨 Les accompagnements sont proposés en présentiel dans le Morbihan ainsi qu’à distance.

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Pourquoi la créativité est un véritable outil de bien-être

Pourquoi la créativité est un véritable outil de bien-être

Nous avons souvent tendance à considérer la créativité comme un loisir réservé aux artistes. Pourtant, créer est avant tout une manière naturelle d’exprimer ce que nous ressentons.

En art-thérapie, il ne s’agit pas de réaliser une œuvre parfaite, mais d’utiliser le dessin, la peinture, l’écriture, le collage ou le modelage comme des moyens d’expression.

Depuis plusieurs années, j’accompagne des enfants, des adolescents et des adultes qui découvrent que la création peut devenir un véritable espace de respiration. Lorsque les émotions sont difficiles à verbaliser, une couleur, une forme ou quelques mots posés sur une feuille permettent parfois d’amorcer un changement.

Créer ne fait pas disparaître les difficultés de la vie, mais offre un espace où elles peuvent être accueillies autrement.

Cette semaine encore, je prépare plusieurs projets artistiques : les flèches d’un événement associatif, une exposition prévue du 11 au 19 juillet et les illustrations d’un conte pour un festival. Derrière chacun de ces projets se trouve la même conviction : la créativité crée du lien, favorise le partage et aide chacun à révéler ses ressources.

Il n’est pas nécessaire de savoir dessiner ou peindre pour bénéficier des bienfaits de la créativité. L’essentiel est d’oser commencer.

Et vous, quand avez-vous créé quelque chose pour le simple plaisir de créer ?

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Comment je suis devenue art-thérapeute : une passion devenue vocation

conte au festival de Lannion

Comment je suis devenue art-thérapeute : une passion devenue vocation

On me demande parfois comment je suis devenue art-thérapeute.

Avec le recul, je crois que l’art-thérapie était déjà présente dans ma vie bien avant que je découvre ce métier.

Depuis mon enfance, j’ai toujours aimé créer. Je dessinais beaucoup et j’aimais transformer de simples matériaux en supports d’expression. Ma mère conservait les allumettes brûlées et je les utilisais pour réaliser des dessins que je collais ensuite sur du papier. Déjà, la créativité occupait une place importante dans mon quotidien.

Quelques années plus tard, je suis partie en Angleterre comme jeune fille au pair, à Cambridge. Cette expérience m’a apporté beaucoup, mais elle a également été source de questionnements et d’émotions parfois difficiles à vivre. Pour les exprimer, j’ai commencé à tenir un cahier dans lequel je déposais mes pensées, mes ressentis, mes blessures et parfois ma colère.

Sans le savoir, j’avais déjà trouvé un outil précieux : l’expression créative comme moyen de mieux comprendre et traverser mes émotions.

Ma passion pour l’art ne m’a jamais quittée. J’ai suivi des cours de peinture et travaillé à la Réunion des Musées Nationaux, où j’ai eu la chance de découvrir plus en profondeur l’histoire de l’art. J’ai également suivi plusieurs formations internes ainsi que des cours du soir à l’École du Louvre.

Par la suite, je me suis tournée vers l’écriture. J’ai commencé à rédiger des livres et à animer différents ateliers créatifs : création de livres, ateliers d’écriture, carnets créatifs et activités artistiques pour les enfants.

C’est au cours de ces ateliers que j’ai pris conscience de la puissance de l’expression artistique.

Je me souviens notamment d’une participante qui avait travaillé son texte avec le groupe. Nous l’avions corrigé ensemble et tout semblait prêt pour une lecture publique. Pourtant, au moment de lire son propre texte, elle en fut incapable. L’émotion était trop forte.

Je lui ai alors conseillé de consulter un professionnel qualifié, art-thérapeute ou psychologue. J’ai compris que ce qui se jouait dépassait largement le cadre d’un simple atelier créatif.

Lors d’un autre atelier, une petite fille a exprimé à travers un dessin la souffrance liée à la maladie de sa mère atteinte d’un cancer.

À plusieurs reprises, je me suis retrouvée face à des situations qui révélaient combien l’art pouvait permettre d’exprimer ce qui ne trouvait pas toujours les mots.

Je ressentais profondément qu’il se passait quelque chose d’important, mais je savais aussi que cela nécessitait des compétences spécifiques, un cadre professionnel et une véritable formation.

C’est ainsi que j’ai décidé de me former à l’art-thérapie.

J’ai suivi une première formation, puis obtenu une certification afin de construire une pratique solide. Souhaitant approfondir encore mes connaissances de l’accompagnement humain, j’ai ensuite poursuivi avec une formation de praticienne en psychothérapie.

Aujourd’hui, à l’approche de mes 60 ans, je continue à me former. Mon fils s’étonne parfois de me voir retourner régulièrement sur les bancs de l’école. Pourtant, cela me semble naturel.

Mon père, vétérinaire, s’était lui-même formé à l’homéopathie quelques années avant sa retraite. Il m’a transmis cette conviction que l’on peut continuer à apprendre toute sa vie.

Je crois profondément que la curiosité, la créativité et l’envie de comprendre sont des moteurs extraordinaires.

J’accompagne aujourd’hui des enfants, des adolescents et des adultes, notamment des personnes hypersensibles, à haut potentiel ou neuroatypiques, dans un espace d’écoute, de création et d’expression.

Mon parcours m’a appris une chose essentielle : la créativité n’est pas réservée aux artistes. Elle est un langage universel qui peut nous aider à mieux nous connaître, à traverser les épreuves et à révéler nos ressources intérieures.

C’est cette conviction que je souhaite transmettre chaque jour à travers mon travail d’art-thérapeute.