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Hypersensibilité : quand les émotions prennent beaucoup de place

Hypersensibilité : quand les émotions prennent beaucoup de place

Que signifie être hypersensible ? Émotions intenses, fatigue, besoin de retrait, empathie… Comprendre sa sensibilité permet d’apprendre à mieux vivre avec elle sans chercher à la supprimer.

Il suffit parfois de peu de choses.

Une remarque prononcée un peu sèchement. Un changement d’attitude chez une personne proche. Une injustice observée au travail. Une mauvaise nouvelle entendue le matin. Une tension lors d’un repas familial.

Pour certains, l’événement passe rapidement.

Pour d’autres, il continue à résonner plusieurs heures après.

La conversation est rejouée mentalement. Les mots sont analysés. Une émotion en entraîne une autre. La personne se demande ce qu’elle aurait dû répondre, ce que l’autre a réellement voulu dire ou si elle n’a pas elle-même provoqué la situation.

Lorsque les émotions prennent beaucoup de place, on entend parfois :

« Tu prends tout trop à cœur. »
« Tu réfléchis trop. »
« Il faut passer à autre chose. »

Mais peut-on réellement décider de moins ressentir ?

Être sensible n’est pas être fragile

La sensibilité fait partie du fonctionnement humain.

Nous ne réagissons cependant pas tous avec la même intensité aux événements, aux relations et à notre environnement.

Certaines personnes sont particulièrement réceptives aux ambiances, aux expressions du visage, aux changements de ton ou aux émotions d’autrui.

Cette finesse de perception peut être une ressource.

Elle peut favoriser l’empathie, la créativité, l’intuition relationnelle, l’attention portée aux autres ou la capacité à percevoir des nuances.

Mais lorsque trop d’informations arrivent simultanément, cette sensibilité peut devenir épuisante.

La difficulté n’est donc pas nécessairement l’émotion elle-même.

Elle peut venir de son intensité, de son accumulation ou de la difficulté à retrouver ensuite un état d’apaisement.

Quand une émotion en cache plusieurs autres

Imaginons une situation simple.

Une personne importante ne répond pas à un message.

Une première émotion apparaît : l’inquiétude.

Puis une pensée :

« J’ai peut-être dit quelque chose qu’il ne fallait pas. »

L’inquiétude devient peur.

Puis :

« De toute façon, les gens finissent toujours par s’éloigner. »

La tristesse apparaît.

Enfin :

« Pourquoi est-ce toujours moi qui fais des efforts ? »

Et la colère arrive.

En quelques minutes, une situation relativement banale peut ainsi réveiller plusieurs émotions et parfois des expériences beaucoup plus anciennes.

C’est pourquoi il est intéressant, en accompagnement thérapeutique, de ne pas seulement demander :

« Qu’est-ce que vous ressentez ? »

mais également :

« Qu’est-ce que cette situation vient toucher chez vous ? »

L’émotion n’est pas l’ennemie

Nous cherchons souvent à faire disparaître rapidement une émotion inconfortable.

Pourtant, une émotion peut apporter une information.

La peur peut signaler une menace réelle ou anticipée.

La colère peut apparaître lorsqu’une limite ou une valeur importante semble avoir été transgressée.

La tristesse accompagne notamment les pertes, les séparations ou certaines déceptions.

L’émotion devient plus difficile lorsque nous ne savons pas ce qui se passe en nous ou lorsque nous avons appris à la réprimer.

Certaines personnes ont grandi avec des phrases comme :

« Arrête de pleurer. »

« Ce n’est rien. »

« Tu n’as aucune raison d’être en colère. »

Elles ont alors parfois appris à se méfier de leurs propres ressentis.

Le corps parle également

Une émotion n’est pas uniquement une pensée.

Elle possède une dimension corporelle.

La colère peut se manifester par une tension musculaire, la peur par une accélération du rythme cardiaque, l’angoisse par une sensation d’oppression ou un nœud dans le ventre.

Apprendre à repérer ces premiers signaux peut permettre d’intervenir avant le débordement.

Cela peut être simplement :

« Mes épaules sont en train de se contracter. »

« Je commence à parler plus vite. »

« Je sens que j’ai besoin de sortir quelques minutes. »

Cette observation constitue déjà une forme de régulation.

Ce que permet l’art-thérapie

En art-thérapie, l’émotion peut être représentée plutôt que seulement racontée.

Je peux par exemple proposer :

« Si cette émotion avait une couleur, une forme et une place sur la feuille, à quoi ressemblerait-elle ? »

La personne peut alors créer sans chercher à faire quelque chose de beau.

Une colère peut devenir une masse rouge, une succession de traits, une forme noire ou tout autre chose.

Il n’existe pas de code universel.

Je ne vais pas décider que « le rouge signifie ceci » ou que « cette forme signifie cela ».

C’est la personne qui donne du sens à sa création.

Elle peut ensuite regarder son émotion depuis une certaine distance.

Elle n’est plus seulement dans l’émotion.

Elle peut aussi commencer à l’observer.

Apprendre à créer son propre mode d’emploi

Une personne sensible n’a pas nécessairement besoin de devenir moins sensible.

Elle peut en revanche apprendre à mieux connaître ses limites.

Qu’est-ce qui me surcharge ?

De combien de temps ai-je besoin pour récupérer ?

Quelles relations m’apaisent ?

Quelles situations me mettent systématiquement en tension ?

Quels signes corporels annoncent que j’arrive à saturation ?

Ai-je besoin de silence ? De mouvement ? De création ? De solitude ? De parler ?

Ces questions permettent progressivement de construire son propre mode d’emploi.

Sensibilité et estime de soi

L’une des difficultés apparaît lorsque la personne ne souffre plus seulement de ses émotions, mais commence à avoir honte de son fonctionnement.

« Pourquoi suis-je incapable de faire comme les autres ? »

« Je suis trop compliquée. »

« Je devrais être plus forte. »

Le travail thérapeutique peut alors consister à séparer deux réalités :

avoir une réaction émotionnelle intense et porter un jugement négatif sur soi parce que cette réaction existe.

Ce deuxième niveau de souffrance peut parfois être particulièrement important.

Comprendre son fonctionnement permet progressivement de remplacer :

« Je suis trop sensible »

par :

« Je suis sensible. Comment puis-je prendre soin de cette sensibilité ? »

Ce changement paraît subtil.

Il modifie pourtant profondément le regard porté sur soi.

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Ateleir HPI agapé Questembert

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Pourquoi la créativité est un véritable outil de bien-être

Pourquoi la créativité est un véritable outil de bien-être

Nous avons souvent tendance à considérer la créativité comme un loisir réservé aux artistes. Pourtant, créer est avant tout une manière naturelle d’exprimer ce que nous ressentons.

En art-thérapie, il ne s’agit pas de réaliser une œuvre parfaite, mais d’utiliser le dessin, la peinture, l’écriture, le collage ou le modelage comme des moyens d’expression.

Depuis plusieurs années, j’accompagne des enfants, des adolescents et des adultes qui découvrent que la création peut devenir un véritable espace de respiration. Lorsque les émotions sont difficiles à verbaliser, une couleur, une forme ou quelques mots posés sur une feuille permettent parfois d’amorcer un changement.

Créer ne fait pas disparaître les difficultés de la vie, mais offre un espace où elles peuvent être accueillies autrement.

Cette semaine encore, je prépare plusieurs projets artistiques : les flèches d’un événement associatif, une exposition prévue du 11 au 19 juillet et les illustrations d’un conte pour un festival. Derrière chacun de ces projets se trouve la même conviction : la créativité crée du lien, favorise le partage et aide chacun à révéler ses ressources.

Il n’est pas nécessaire de savoir dessiner ou peindre pour bénéficier des bienfaits de la créativité. L’essentiel est d’oser commencer.

Et vous, quand avez-vous créé quelque chose pour le simple plaisir de créer ?

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Comment je suis devenue art-thérapeute : une passion devenue vocation

conte au festival de Lannion

Comment je suis devenue art-thérapeute : une passion devenue vocation

On me demande parfois comment je suis devenue art-thérapeute.

Avec le recul, je crois que l’art-thérapie était déjà présente dans ma vie bien avant que je découvre ce métier.

Depuis mon enfance, j’ai toujours aimé créer. Je dessinais beaucoup et j’aimais transformer de simples matériaux en supports d’expression. Ma mère conservait les allumettes brûlées et je les utilisais pour réaliser des dessins que je collais ensuite sur du papier. Déjà, la créativité occupait une place importante dans mon quotidien.

Quelques années plus tard, je suis partie en Angleterre comme jeune fille au pair, à Cambridge. Cette expérience m’a apporté beaucoup, mais elle a également été source de questionnements et d’émotions parfois difficiles à vivre. Pour les exprimer, j’ai commencé à tenir un cahier dans lequel je déposais mes pensées, mes ressentis, mes blessures et parfois ma colère.

Sans le savoir, j’avais déjà trouvé un outil précieux : l’expression créative comme moyen de mieux comprendre et traverser mes émotions.

Ma passion pour l’art ne m’a jamais quittée. J’ai suivi des cours de peinture et travaillé à la Réunion des Musées Nationaux, où j’ai eu la chance de découvrir plus en profondeur l’histoire de l’art. J’ai également suivi plusieurs formations internes ainsi que des cours du soir à l’École du Louvre.

Par la suite, je me suis tournée vers l’écriture. J’ai commencé à rédiger des livres et à animer différents ateliers créatifs : création de livres, ateliers d’écriture, carnets créatifs et activités artistiques pour les enfants.

C’est au cours de ces ateliers que j’ai pris conscience de la puissance de l’expression artistique.

Je me souviens notamment d’une participante qui avait travaillé son texte avec le groupe. Nous l’avions corrigé ensemble et tout semblait prêt pour une lecture publique. Pourtant, au moment de lire son propre texte, elle en fut incapable. L’émotion était trop forte.

Je lui ai alors conseillé de consulter un professionnel qualifié, art-thérapeute ou psychologue. J’ai compris que ce qui se jouait dépassait largement le cadre d’un simple atelier créatif.

Lors d’un autre atelier, une petite fille a exprimé à travers un dessin la souffrance liée à la maladie de sa mère atteinte d’un cancer.

À plusieurs reprises, je me suis retrouvée face à des situations qui révélaient combien l’art pouvait permettre d’exprimer ce qui ne trouvait pas toujours les mots.

Je ressentais profondément qu’il se passait quelque chose d’important, mais je savais aussi que cela nécessitait des compétences spécifiques, un cadre professionnel et une véritable formation.

C’est ainsi que j’ai décidé de me former à l’art-thérapie.

J’ai suivi une première formation, puis obtenu une certification afin de construire une pratique solide. Souhaitant approfondir encore mes connaissances de l’accompagnement humain, j’ai ensuite poursuivi avec une formation de praticienne en psychothérapie.

Aujourd’hui, à l’approche de mes 60 ans, je continue à me former. Mon fils s’étonne parfois de me voir retourner régulièrement sur les bancs de l’école. Pourtant, cela me semble naturel.

Mon père, vétérinaire, s’était lui-même formé à l’homéopathie quelques années avant sa retraite. Il m’a transmis cette conviction que l’on peut continuer à apprendre toute sa vie.

Je crois profondément que la curiosité, la créativité et l’envie de comprendre sont des moteurs extraordinaires.

J’accompagne aujourd’hui des enfants, des adolescents et des adultes, notamment des personnes hypersensibles, à haut potentiel ou neuroatypiques, dans un espace d’écoute, de création et d’expression.

Mon parcours m’a appris une chose essentielle : la créativité n’est pas réservée aux artistes. Elle est un langage universel qui peut nous aider à mieux nous connaître, à traverser les épreuves et à révéler nos ressources intérieures.

C’est cette conviction que je souhaite transmettre chaque jour à travers mon travail d’art-thérapeute.

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J’ai découvert que j’étais HPI à 50 ans : comment cette révélation a changé ma vie

À 50 ans, j’ai découvert que j’étais HPI.
Pourtant, si vous m’aviez connue enfant, vous n’auriez probablement jamais pensé cela.
J’étais dyslexique, dysorthographique, et les dictées se terminaient souvent par des notes proches de zéro.
On me considérait comme une élève en retard.
J’ai passé des heures à travailler. Les soirs, les week-ends, les vacances. Je me souviens encore de ma grand-mère et de mon grand-père qui me faisaient faire des exercices après la sieste avant d’aller à la plage.
Alors lorsqu’un coach m’a parlé de haut potentiel intellectuel, à l’âge de 50 ans, cela m’a semblé totalement irréaliste.
Et pourtant…
Ce n’est pas le résultat du test qui a changé ma vie.
C’est tout ce que j’ai compris ensuite.
Pourquoi certaines situations me semblaient si difficiles.
Pourquoi certaines remarques me blessaient autant.
Pourquoi je me sentais souvent différente.
Pourquoi je réussissais parfois des choses complexes alors que les tâches simples m’ennuyaient profondément.
Aujourd’hui, cette compréhension me permet d’accompagner autrement les personnes hypersensibles, HPI et neuroatypiques.
Parce que se comprendre ne résout pas tout.
Mais cela change profondément le regard que l’on porte sur soi.
Et parfois, c’est déjà le début d’une transformation.
✨ Avez-vous découvert votre fonctionnement tardivement vous aussi ?
Et vous, avez-vous déjà découvert quelque chose sur vous-même qui a changé votre regard sur toute votre histoire ?

Vous vous reconnaissez dans certains éléments de ce parcours ?

Je vous offre un kit gratuit pour mieux comprendre votre fonctionnement émotionnel.