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Se sentir différent depuis toujours : comprendre ce sentiment de décalage

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Se sentir différent depuis toujours : comprendre ce sentiment de décalage

« Je me suis toujours senti différent. » Ce sentiment de décalage peut influencer profondément l’estime de soi et les relations.

Comment apprendre à trouver sa place sans renoncer à soi-même ?

Certaines personnes ne savent pas exactement quand ce sentiment a commencé.

Elles savent simplement qu’il est ancien.

À l’école, elles ne comprenaient pas toujours les autres enfants.

À l’adolescence, elles avaient parfois l’impression d’observer le groupe plutôt que d’en faire réellement partie.

À l’âge adulte, le même sentiment peut persister.

« J’ai toujours l’impression d’être à côté. »

La différence devient parfois un jugement sur soi

Se sentir différent n’est pas nécessairement douloureux.

Ce qui fait souffrir, c’est souvent la conclusion que l’on finit par en tirer :

« Si je ne fonctionne pas comme les autres, quelque chose ne va pas chez moi. »

L’enfant puis l’adulte peuvent alors apprendre à cacher certaines parties d’eux-mêmes.

La suradaptation

Pour appartenir au groupe, certaines personnes deviennent particulièrement attentives aux attentes des autres.

Elles observent.

Elles anticipent.

Elles ajustent leur comportement.

Elles disent oui alors qu’elles pensent non.

Progressivement, une question apparaît :

« Mais moi, qu’est-ce que je veux vraiment ? »

La capacité d’adaptation, initialement utile, devient problématique lorsqu’elle entraîne un effacement permanent de soi.

Retrouver son identité

Un travail thérapeutique peut permettre de revisiter plusieurs questions :

Qu’est-ce qui est réellement important pour moi ?

Quelles sont mes valeurs ?

Dans quelles relations puis-je être moi-même ?

Qu’est-ce que je fais uniquement pour être accepté ?

Quelles parties de moi ai-je appris à cacher ?

Une proposition créative

En art-thérapie, on peut imaginer deux représentations :

« Moi lorsque je m’adapte aux autres »

et

« Moi lorsque je me sens libre d’être moi-même ».

Les différences entre les deux productions deviennent un support de réflexion.

Couleurs, taille, espace occupé, mots choisis : ce n’est pas l’art-thérapeute qui leur attribue un sens. La personne observe ce qui lui parle.

Trouver sa place sans devenir quelqu’un d’autre

Le but n’est pas de supprimer toute adaptation.

Nous nous adaptons tous aux contextes sociaux.

L’enjeu est de ne plus avoir besoin de s’abandonner soi-même pour appartenir au groupe.

Trouver sa place peut alors signifier quelque chose de différent :

ne plus chercher à être semblable à tout prix, mais construire des relations dans lesquelles notre singularité possède elle aussi une place.

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Haut potentiel, hypersensibilité et neuroatypie : de quoi parle-t-on vraiment ?

Haut potentiel, hypersensibilité, neuroatypie… Ces termes sont souvent confondus. Comment mieux comprendre son fonctionnement et comment l’art-thérapie peut-elle accompagner les personnes qui se sentent différentes ?

Certaines personnes me disent : « J’ai toujours eu l’impression d’être différente », « Je réfléchis trop », « Je ressens tout très fort », « Je remarque des choses que les autres ne semblent pas voir » ou encore « Mon cerveau ne s’arrête jamais ».

Derrière ces ressentis peuvent se trouver des réalités très différentes : une grande sensibilité, un fonctionnement intellectuel particulier, un TDAH, un trouble du spectre de l’autisme, une histoire personnelle qui a renforcé l’hypervigilance… ou plusieurs éléments qui se combinent.

Aujourd’hui, les termes haut potentiel, hypersensibilité et neuroatypie sont très présents. Ils peuvent aider à mettre des mots sur un vécu, mais ils sont également parfois utilisés comme s’ils étaient synonymes.

Or, ils ne désignent pas la même chose.

Les différencier permet déjà de porter un regard plus juste sur soi-même ou sur son enfant.

Le haut potentiel intellectuel : de quoi parle-t-on ?

Le haut potentiel intellectuel, souvent abrégé HPI, désigne avant tout un fonctionnement cognitif caractérisé par des capacités intellectuelles particulièrement élevées.

Son identification repose sur une évaluation psychométrique réalisée par un psychologue, généralement à l’aide d’une échelle d’intelligence adaptée à l’âge de la personne.

Il est donc important de rappeler qu’une liste de caractéristiques trouvée sur Internet ne permet pas de déterminer si une personne est HPI.

On associe parfois systématiquement le haut potentiel à une pensée extrêmement rapide, une grande créativité, une hypersensibilité, un sentiment de décalage, une forte intuition ou encore un grand sens de la justice.

Certaines personnes à haut potentiel peuvent effectivement se reconnaître dans plusieurs de ces caractéristiques. Mais elles ne sont ni obligatoires ni spécifiques au HPI.

Chaque personne possède son histoire, sa personnalité, son environnement et sa manière particulière d’utiliser ses ressources.

Être HPI n’est donc pas une personnalité en soi.

Et surtout, le haut potentiel n’est ni une maladie ni un trouble psychologique.

L’hypersensibilité : ressentir avec une grande intensité

L’hypersensibilité renvoie davantage à une sensibilité particulièrement importante aux informations émotionnelles ou sensorielles.

Une personne peut, par exemple, être fortement touchée par une remarque que d’autres oublieraient rapidement. Une ambiance tendue peut lui peser pendant plusieurs heures. Elle peut avoir besoin de davantage de temps pour retrouver son équilibre après une situation émotionnellement intense.

Cette sensibilité peut également concerner les perceptions sensorielles : bruit, lumière, odeurs, textures, température, contacts physiques…

Une journée dans un environnement très stimulant peut alors entraîner une véritable fatigue.

Mais l’hypersensibilité ne se résume pas à « être trop émotif ».

Elle peut aussi s’accompagner d’une grande finesse d’observation, d’une attention particulière aux nuances, d’une vie intérieure riche, d’une sensibilité artistique ou d’une forte réceptivité à l’environnement.

Elle peut donc représenter à la fois une vulnérabilité dans certaines situations et une véritable ressource dans d’autres.

Peut-on être hypersensible sans être HPI ?

Oui.

C’est même une distinction essentielle.

Une personne peut être hypersensible sans présenter de haut potentiel intellectuel. Inversement, une personne HPI n’est pas nécessairement hypersensible.

On peut également rencontrer une grande sensibilité chez des personnes présentant d’autres fonctionnements neurodéveloppementaux, mais aussi chez des personnes qui ne présentent aucune neuroatypie particulière.

L’histoire de vie compte également.

Une personne ayant vécu longtemps dans un environnement imprévisible ou insécurisant peut, par exemple, devenir extrêmement attentive aux réactions des autres.

Elle remarque une modification de la voix, un changement d’expression ou une tension dans une pièce avant même que quelqu’un ne dise quoi que ce soit.

Dans ce cas, ce qui ressemble extérieurement à une « hypersensibilité » peut également relever en partie d’une hypervigilance acquise au cours de l’histoire personnelle.

C’est pourquoi il est important de ne pas enfermer une personne dans une étiquette.

Et que signifie « neuroatypique » ?

Le terme neuroatypique est aujourd’hui largement utilisé pour parler de personnes dont le fonctionnement neurologique ou cognitif s’écarte de celui considéré comme majoritaire.

On l’emploie notamment dans le contexte du TDAH, de l’autisme ou des troubles spécifiques des apprentissages, même si son usage est plus large et n’a pas toujours une définition unique selon les contextes.

Là encore, il faut éviter les raccourcis.

Avoir beaucoup d’idées ne signifie pas automatiquement avoir un TDAH. Aimer être seul ne signifie pas être autiste. Être très sensible ne signifie pas être HPI.

Lorsqu’une personne rencontre des difficultés importantes dans son quotidien, une évaluation réalisée par un professionnel compétent peut permettre de mieux comprendre ce qui se passe.

L’objectif n’est pas de mettre une personne dans une case.

Il s’agit plutôt de pouvoir dire :

« Maintenant que je comprends mieux mon fonctionnement, de quoi ai-je besoin pour vivre plus sereinement avec celui-ci ? »

Le sentiment de décalage

C’est probablement l’un des thèmes que je rencontre le plus souvent dans mon travail.

Certaines personnes ont grandi avec l’impression d’être « trop » : trop sensibles, trop bavardes, trop silencieuses, trop curieuses, trop intenses, trop exigeantes…

D’autres ont plutôt entendu qu’elles n’étaient « pas assez » : pas assez concentrées, pas assez sociables, pas assez organisées, pas assez rapides…

À force, ces messages peuvent participer à la construction d’une image négative de soi.

La personne ne se demande plus seulement :

« Pourquoi est-ce difficile pour moi ? »

Elle finit parfois par penser :

« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »

C’est là que l’accompagnement thérapeutique peut prendre tout son sens.

Pourquoi l’art-thérapie peut-elle être intéressante ?

L’art-thérapie permet d’utiliser la création comme médiation thérapeutique.

Il ne s’agit pas de produire une belle œuvre, et il n’est absolument pas nécessaire de savoir dessiner.

Une couleur, une forme, un collage, quelques mots, une image ou un trait peuvent devenir une manière d’exprimer quelque chose qui reste difficile à formuler verbalement.

Prenons un exemple.

Je peux proposer à une personne de représenter sur une feuille :

« Comment je me sens lorsque je suis submergé(e) ? »

Il n’y a pas de bonne réponse.

La personne peut tracer des lignes très serrées, remplir entièrement l’espace, utiliser une multitude de couleurs ou, au contraire, laisser presque toute la feuille vide.

Ce qui devient intéressant dans le travail thérapeutique n’est pas d’interpréter arbitrairement son dessin.

C’est ce que la personne elle-même va pouvoir en dire, ressentir et découvrir.

« Je manque d’espace. »

« Tout se mélange. »

« Je voudrais sortir de là. »

« Je réalise que je ne m’autorise jamais à m’arrêter. »

La création devient alors un support permettant de poursuivre le travail.

Apprendre à mieux connaître son propre fonctionnement

Dans mes accompagnements, je travaille notamment autour de la confiance en soi, de la légitimité, des émotions, des relations, des limites, de la frustration, du sentiment d’injustice, de la motivation, des peurs ou encore de la suradaptation.

Mais l’objectif n’est pas de supprimer la sensibilité.

Il n’est pas davantage de faire entrer la personne dans un fonctionnement considéré comme « normal ».

Il s’agit de l’aider progressivement à différencier plusieurs choses :

Ce que je ressens.
Ce dont j’ai besoin.
Ce qui m’appartient.
Ce qui appartient à l’autre.
Ce que j’accepte.
Ce que je ne souhaite plus accepter.

Cette distinction peut être particulièrement importante lorsqu’on a passé beaucoup de temps à s’adapter à son entourage.

Ne plus chercher uniquement à entrer dans une case

Découvrir le haut potentiel, l’hypersensibilité ou une neuroatypie peut parfois provoquer un immense soulagement.

Enfin, certaines expériences prennent du sens.

Mais une étiquette, même lorsqu’elle est pertinente, ne raconte jamais toute une personne.

Nous sommes aussi constitués de notre histoire, de nos relations, de nos expériences, de nos blessures, de nos ressources, de nos valeurs, de nos désirs et de notre créativité.

L’enjeu thérapeutique n’est donc pas seulement de pouvoir dire :

« Je suis comme ceci. »

Il peut progressivement devenir :

« Je comprends mieux comment je fonctionne et j’apprends à construire une vie qui respecte davantage qui je suis. »

Et c’est souvent à cet endroit que la sensibilité peut commencer à ne plus être vécue uniquement comme quelque chose à subir, mais aussi comme une partie de soi à comprendre, à apprivoiser et parfois à transformer en ressource.

Sylvie Lucas – Art-thérapeute

J’accompagne notamment les personnes hypersensibles et neuroatypiques, enfants, adolescents et adultes, autour des émotions, de l’estime de soi et des difficultés relationnelles, à travers l’art-thérapie et différentes médiations créatives.

Evénements de ce mois de septembre : merci de vous inscrire !

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J’ai découvert que j’étais HPI à 50 ans : comment cette révélation a changé ma vie

À 50 ans, j’ai découvert que j’étais HPI.
Pourtant, si vous m’aviez connue enfant, vous n’auriez probablement jamais pensé cela.
J’étais dyslexique, dysorthographique, et les dictées se terminaient souvent par des notes proches de zéro.
On me considérait comme une élève en retard.
J’ai passé des heures à travailler. Les soirs, les week-ends, les vacances. Je me souviens encore de ma grand-mère et de mon grand-père qui me faisaient faire des exercices après la sieste avant d’aller à la plage.
Alors lorsqu’un coach m’a parlé de haut potentiel intellectuel, à l’âge de 50 ans, cela m’a semblé totalement irréaliste.
Et pourtant…
Ce n’est pas le résultat du test qui a changé ma vie.
C’est tout ce que j’ai compris ensuite.
Pourquoi certaines situations me semblaient si difficiles.
Pourquoi certaines remarques me blessaient autant.
Pourquoi je me sentais souvent différente.
Pourquoi je réussissais parfois des choses complexes alors que les tâches simples m’ennuyaient profondément.
Aujourd’hui, cette compréhension me permet d’accompagner autrement les personnes hypersensibles, HPI et neuroatypiques.
Parce que se comprendre ne résout pas tout.
Mais cela change profondément le regard que l’on porte sur soi.
Et parfois, c’est déjà le début d’une transformation.
✨ Avez-vous découvert votre fonctionnement tardivement vous aussi ?
Et vous, avez-vous déjà découvert quelque chose sur vous-même qui a changé votre regard sur toute votre histoire ?

Vous vous reconnaissez dans certains éléments de ce parcours ?

Je vous offre un kit gratuit pour mieux comprendre votre fonctionnement émotionnel.

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Pourquoi les personnes HPI se sentent-elles souvent en décalage ?

Pourquoi les personnes HPI se sentent-elles souvent en décalage ?

Vous avez parfois l’impression de ne pas fonctionner comme les autres ?

De ressentir les émotions plus intensément, de réfléchir sans cesse ou d’avoir du mal à trouver votre place dans certains groupes ?

Si c’est votre cas, vous n’êtes pas seul(e).

De nombreuses personnes à Haut Potentiel Intellectuel (HPI) décrivent ce sentiment de décalage qui les accompagne depuis l’enfance.

Le HPI ne se résume pas à un QI élevé

Lorsqu’on parle de HPI, beaucoup pensent immédiatement à l’intelligence ou aux performances scolaires.

Pourtant, la réalité est souvent plus complexe.

Être HPI, c’est aussi :

  • analyser rapidement les situations ;
  • remarquer des détails que d’autres ne voient pas ;
  • avoir une pensée foisonnante ;
  • ressentir fortement certaines émotions ;
  • se poser de nombreuses questions existentielles.

Cette intensité peut être une richesse, mais elle peut également devenir source de fatigue.

Le sentiment de décalage

Beaucoup de personnes HPI témoignent d’un sentiment de différence.

Elles peuvent avoir l’impression :

  • de ne pas être comprises ;
  • d’avoir des centres d’intérêt différents ;
  • de penser autrement ;
  • d’être trop sensibles ou trop intenses pour leur entourage.

Avec le temps, ce décalage peut conduire à l’isolement, au doute de soi ou à une perte de confiance.

Quand le mental ne s’arrête jamais

Le cerveau des personnes HPI est souvent très actif.

Certaines décrivent une impression d’avoir plusieurs pensées simultanément.

Cette activité mentale permanente peut favoriser :

  • les ruminations ;
  • l’anxiété ;
  • les difficultés d’endormissement ;
  • la surcharge mentale ;
  • l’épuisement émotionnel.

L’importance de mieux comprendre son fonctionnement

Comprendre son fonctionnement permet souvent de porter un regard plus bienveillant sur soi-même.

Ce n’est pas parce que vous ressentez davantage que vous êtes fragile.

Ce n’est pas parce que vous réfléchissez beaucoup que vous êtes compliqué(e).

Votre fonctionnement possède ses forces et ses défis.

Apprendre à les identifier constitue souvent la première étape vers davantage de sérénité.

Comment l’art-thérapie peut aider ?

L’art-thérapie offre un espace différent de la parole.

À travers le dessin, l’écriture, le collage, la peinture ou d’autres médiations créatives, il devient possible :

  • d’exprimer ses émotions ;
  • de mieux se comprendre ;
  • de prendre du recul sur certaines situations ;
  • de développer la confiance en soi ;
  • de retrouver un équilibre émotionnel.

L’objectif n’est pas de produire une œuvre artistique mais d’utiliser la créativité comme outil de connaissance de soi.

Recevez votre kit gratuit

Si vous vous reconnaissez dans cet article, j’ai créé un kit gratuit spécialement destiné aux personnes HPI, hypersensibles et neuroatypiques.

Vous y trouverez :

  • un test d’hypersensibilité ;
  • un exercice d’art-thérapie ;
  • un audio apaisant ;
  • une fiche pratique.

Un premier pas pour mieux comprendre votre fonctionnement et retrouver davantage de calme au quotidien.

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